Le Mali s’engage résolument dans la quête d’une autonomie alimentaire continentale en participant activement au Forum africain des Systèmes alimentaires, qui se tient cette semaine à Kigali. Le ministre malien de l’Agriculture, Youba Ba, y représente officiellement Bamako pour plaider en faveur d’investissements stratégiques dans les filières agroalimentaires africaines. L’enjeu ? Transformer les défis structurels du continent en leviers de croissance inclusive et de sécurité nutritionnelle durable.
Un forum sous le signe de l’autonomie alimentaire africaine
Organisé cette année sous le thème « Investir dans les systèmes agroalimentaires africains : créer des emplois, nourrir les nations, renforcer la résilience », l’événement rassemble décideurs, experts et acteurs du secteur pour repenser les modèles de production et de distribution. Le Mali, confronté à des défis récurrents en matière de sécurité alimentaire, y défend une approche intégrée combinant innovation technologique, renforcement des capacités locales et partenariats régionaux.
Youba Ba, porte-voix d’une vision panafricaine
En tant que représentant du Mali, le ministre Youba Ba incarne une volonté politique claire : faire des systèmes agroalimentaires un pilier de la transformation économique du continent. Son intervention s’inscrit dans une dynamique plus large, où Bamako mise sur la diversification des cultures, l’amélioration des rendements et la création d’emplois décents dans les zones rurales. La participation malienne s’ajoute à une série d’initiatives régionales visant à réduire la dépendance aux importations et à sécuriser les chaînes d’approvisionnement.
Quels leviers pour le Mali et l’Afrique ?
Les discussions à Kigali devraient mettre en lumière plusieurs pistes concrètes : le financement des petites exploitations, l’adoption de technologies adaptées aux réalités locales, et la mise en place de mécanismes de solidarité entre États pour faire face aux chocs climatiques. Pour le Mali, ces échanges pourraient déboucher sur des accords bilatéraux ou des projets concrets, notamment dans les filières céréalières et maraîchères, où le pays dispose d’un potentiel encore sous-exploité. Une opportunité à saisir pour concrétiser la promesse d’une Afrique nourricière et résiliente.