Ghana et Côte d’Ivoire inaugurent 37 piliers frontaliers, une étape clé pour la sécurité et l’intégration régionale

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 19 lectures
Ghana et Côte d’Ivoire inaugurent 37 piliers frontaliers, une étape clé pour la sécurité et l’intégration régionale

Ghana et Côte d’Ivoire ont officiellement mis en place 37 nouveaux piliers marquant la fin de la première phase d’un exercice conjoint de réaffirmation de leurs frontières terrestres, un projet soutenu par la coopération internationale et destiné à consolider la paix et le commerce transfrontalier.

Commission des 37 piliers frontaliers entre le Ghana et la Côte d’Ivoire

Les deux États ont organisé deux cérémonies distinctes pour célébrer le lancement des piliers. La première, à New Town dans la municipalité de Jomoro (Région occidentale du Ghana), a vu l’érection du pilier terminal qui symbolise la fin de la frontière terrestre et le début de la frontière maritime entre les deux pays. La seconde cérémonie, à Diby, communauté frontalière ivoirienne proche de Yaakase, a présenté le pilier IBP48, à la fois pilier principal et point de franchissement. Au total, les 37 structures comprennent un pilier terminal, 12 piliers principaux, 20 piliers intermédiaires et quatre piliers de passage.

Financement et mise en œuvre : rôle de la GIZ, de l’Union africaine et des forces ghanéennes

Le projet a été entièrement financé par l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) et le Programme des frontières de l’Union africaine, soulignant l’engagement de partenaires extérieurs à soutenir la stabilité du continent. La réalisation technique a été confiée au 48e Régiment d’ingénieurs des Forces armées ghanéennes, qui a assuré la construction et l’installation sur un tracé de 150 kilomètres. Le soutien diplomatique a été réaffirmé par l’ambassadeur d’Allemagne en Côte d’Ivoire, Matthias Veltin, qui a rappelé que l’appui de la GIZ vise à prévenir les conflits frontaliers et à favoriser la coopération africaine.

Enjeux pour l’intégration régionale et la sécurité des frontières

Le Commissaire général de la Ghana Boundary Commission, le major‑général Anthony Ntem, a souligné que des frontières clairement définies et mutuellement respectées sont essentielles à la libre circulation des personnes, des biens et des services, ainsi qu’à la confiance entre États souverains. Selon lui, une « Afrique sans frontières » ne signifie pas l’absence de limites, mais plutôt des limites qui facilitent l’interaction et la coopération. Du côté ivoirien, le secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières, Dr Diakalidia Konaté, a rappelé que la visibilité accrue de la ligne frontalière contribue à la prévention des différends et à la protection des communautés riveraines.

Perspectives : la phase 2 et les engagements bilatéraux

La réussite de la phase 1 ouvre la voie à une seconde étape prévue pour plus tard dans l’année, qui couvrira environ 400 kilomètres supplémentaires sous la supervision de la Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire. Les autorités ghanéennes, représentées par le ministre des Terres et des Ressources naturelles Emmanuel Armah Kofi‑Buah et le ministre régional du Nord‑Ouest, Wilbert Petty Brentum, ont rappelé l’importance de protéger les piliers et de promouvoir la bonne voisinage. Elles ont également réaffirmé l’engagement pris en 1964 par les États africains de respecter les frontières héritées, condition sine qua non d’une gouvernance responsable et inclusive.

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