Des professionnels et représentants de la coopération allemande ont souligné, lors d’un atelier régional à Dakar, que le renforcement du contrôle qualité, la maîtrise des coûts de production et le développement de l’expertise locale sont les piliers de la compétitivité de la filière farine‑boulangerie en Afrique.
Un atelier régional porté par MC Mühlenchemie et la GIZ
L’événement, organisé conjointement par le groupe chimique allemand MC Mühlenchemie et la coopération internationale allemande (GIZ), a rassemblé des acteurs clés de la chaîne de valeur, des boulangers aux fournisseurs de matières premières. L’objectif affiché était de créer un espace d’échange autour des meilleures pratiques et des solutions techniques adaptées aux réalités africaines.
Contrôle qualité : un levier pour la sécurité alimentaire
Les participants ont rappelé que la qualité de la farine influe directement sur la sécurité et la satisfaction des consommateurs. Un contrôle rigoureux permet de réduire les risques de contamination et d’assurer une constance du produit fini, condition indispensable pour les boulangers qui souhaitent répondre à des standards de plus en plus exigeants, tant sur le plan local que pour les marchés d’exportation.
Maîtrise des coûts de production, enjeu de compétitivité
Dans un contexte où les marges restent serrées, la maîtrise des coûts de production apparaît comme un facteur décisif. Les intervenants ont évoqué la nécessité d’optimiser les procédés, de réduire les pertes de matière et d’améliorer l’efficacité énergétique. Ces actions visent à rendre les produits plus abordables pour les consommateurs tout en préservant la rentabilité des entreprises du secteur.
Développer l’expertise locale pour réduire la dépendance extérieure
Le renforcement des compétences techniques au sein des pays africains a été identifié comme une priorité. Former des techniciens, des ingénieurs et des boulangers aux nouvelles technologies de transformation permet de diminuer la dépendance aux importations de savoir‑faire et de favoriser l’innovation locale. La coopération allemande s’est engagée à soutenir des programmes de formation et à faciliter le transfert de connaissances.
Perspectives pour la filière en Afrique
Les échanges de l’atelier laissent entrevoir une dynamique de collaboration renforcée entre les acteurs privés et les partenaires de coopération. Si les initiatives de contrôle qualité, de réduction des coûts et de formation sont mises en œuvre de façon cohérente, la filière farine‑boulangerie pourrait gagner en résilience, en compétitivité et en capacité à répondre aux besoins croissants d’une population en expansion. Les prochains mois seront déterminants pour mesurer l’impact concret de ces engagements sur le terrain.