Un héritage brésilien apaisé. Les Bleus ont des cicatrices. Pourtant, le Brésil ne garde aucune rancœur envers Zinedine Zidane. Comment oublier ce doublé en finale de la Coupe du monde 1998 ? Ou ce quart de finale 2006, où le génie français a encore humilié la Seleção ? Pourtant, les légendes du football brésilien ne lui reprochent rien.
Romário, lui, va plus loin. Comparant Zidane à Platini, il tranche sans hésiter : « Platini était un génie, Zidane était un complet. » Le légendaire attaquant brésilien, qui a tout vu, place le Madrilène au-dessus. « Plus technique, plus intelligent, plus universel », résume-t-il en substance. Un jugement sans appel.
Ronaldo, l’admiration sans limites. Même Ronaldo, son ancien coéquipier au Real Madrid, ne peut retenir son éloge. « Le meilleur joueur avec qui j’ai joué. Le meilleur coéquipier que j’aie jamais eu. » Ses mots, simples et crus, parlent d’eux-mêmes. Zidane n’était pas qu’un rival – c’était une référence, un modèle.
Et si Ronaldo voit en lui le profil idéal pour remplacer Didier Deschamps ? « Il a tout : le talent, l’expérience, l’intelligence tactique, le caractère. » Le Brésilien ne s’embarrasse pas de diplomatie. Son argument ? « Il l’a déjà prouvé au Real Madrid. » Une réussite qui ne laisse aucune place au doute.
L’Équipe de France, un défi colossal. La question n’est plus si Zidane prendra les rênes, mais quand. La Fédération française de football n’a plus qu’à officialiser. Mais succéder à Deschamps ? Une gageure. L’ancien sélectionneur a mené les Bleus à deux titres mondiaux. Un héritage lourd.
Pourtant, Zidane incarne cette transition. Un pont entre l’ère Deschamps et l’avenir. « Il comprend le football comme personne », soulignent ses anciens partenaires. Son style, à la fois poétique et pragmatique, pourrait séduire une génération en quête de sens.
Et si la France avait enfin trouvé son nouveau messie ? Les doutes persistent. Certains craignent un style trop individualiste, d’autres un manque de charisme sur le terrain. Mais une chose est sûre : Zidane porte en lui l’âme du football français. « Un leader, un stratège, un artiste », comme l’a décrit son ami Platini.
Alors, prêt à suivre ce nouveau chapitre ? Ou la France attend-elle encore le génie qui changera tout ? Une chose est certaine : le débat est clos. Zidane est l’homme de la situation.