Le député Guy Marius Sagna a relancé l’alerte sur l’état des ponts Émile Badiane et Tobor à Ziguinchor, qualifiant les retards de travaux de « danger public » et exigeant leur démarrage immédiat. Après quatre années d’interpellations répétées, l’élu dénonce des promesses non tenues et une mobilité régionale menacée, alors que les ouvrages sont essentiels pour l’accès à la ville.
Des infrastructures vitales paralysées par des années de négligence
Les ponts Émile Badiane et Tobor, seuls accès directs à Ziguinchor, sont devenus des symboles de l’échec des politiques d’infrastructures dans la région. Guy Marius Sagna, député du département, rappelle que ces ouvrages, « incontournables » pour des milliers de Sénégalais, subissent une dégradation croissante depuis 2020. Les détours imposés par leur fermeture partielle ou leur état précaire alourdissent les trajets, pénalisant économiquement les populations et les transporteurs.
Le parlementaire souligne que les incidents, notamment des accidents impliquant des camions, se multiplient, aggravant les risques pour les usagers. « Mieux vaut prévenir que guérir », insiste-t-il, craignant qu’un drame ne survienne avant que les travaux ne commencent.
Des annonces répétées, mais aucun chantier en vue
Malgré les assurances officielles, dont celles du ministre des Infrastructures Déthié Fall promettant un lancement des travaux pour le 31 juillet 2024, aucun signe tangible n’est visible sur le terrain. Guy Marius Sagna fustige cette « communication creuse » et exige des actes concrets : « Les populations ne veulent plus de cérémonies de pose de première pierre, mais des ouvriers à pied d’œuvre. »
L’élu dénonce un décalage entre les discours politiques et la réalité des chantiers, où les retards s’accumulent sans justification claire. Pour lui, l’urgence est désormais de passer des promesses à l’exécution, sous peine de voir la situation s’aggraver.
Ziguinchor attend des solutions, pas des promesses
Les habitants de la région, confrontés à des difficultés quotidiennes, partagent l’impatience du député. Les détours imposés par l’état des ponts allongent les trajets vers les marchés, les hôpitaux et les écoles, tandis que les coûts logistiques explosent pour les commerçants. Guy Marius Sagna rappelle que la réhabilitation de ces infrastructures n’est pas une option, mais une nécessité pour la sécurité et le développement local.
Il appelle le gouvernement à publier un calendrier précis et à garantir la transparence sur l’avancement des travaux. « Le compte à rebours est lancé », avertit-il, soulignant que chaque jour perdu aggrave les risques pour les usagers et hypothèque l’avenir économique de Ziguinchor.