Le nouveau cycle des Bleus s’ouvre ce vendredi 18 septembre avec la première liste de Zinedine Zidane, un tournant qui pourrait redistribuer les cartes d’une hiérarchie figée depuis plus de dix ans. Entre un calendrier compétitif inédit et des choix tactiques audacieux, le sélectionneur va devoir trancher rapidement : qui parmi les cadres et les revenants mérite encore sa place ?
Une première liste sous le signe de la rupture
Zidane hérite d’une équipe façonnée par Didier Deschamps, où certains noms comme Kylian Mbappé ou Mike Maignan semblaient intouchables. Pourtant, le nouveau patron des Bleus n’a aucune obligation de fidélité à l’héritage de son prédécesseur. Des profils comme Dayot Upamecano, Ibrahima Konaté ou Jules Koundé, bien que favoris, devront prouver leur adéquation avec une philosophie plus offensive, inspirée de son passage au Real Madrid.
Les couloirs latéraux, laboratoire tactique de l’ère Zidane
Le secteur gauche, où Deschamps privilégiait la sécurité, pourrait devenir le symbole du changement. Theo Hernandez, parti à Al-Hilal, et Lucas Digne, relégué au rang de remplaçant au Mondial, sont directement menacés. Leur remplacement par des latéraux plus offensifs, comme Ferland Mendy, pourrait redéfinir l’animation offensive des Bleus. Une décision qui enverrait un signal fort sur la priorité donnée à l’attaque.
Attaque et gardiens : des hiérarchies à réinventer
L’attaque illustre parfaitement l’incertitude qui règne. Randal Kolo Muani, écarté par Deschamps pour le Mondial malgré une saison prometteuse à la Juventus, pourrait enfin obtenir sa chance. À l’inverse, Jean-Philippe Mateta, préféré à l’époque, devra justifier sa place face à une concurrence ravivée. Dans les buts, Lucas Chevalier, en progression au PSG, pourrait bousculer Robin Risser pour le rôle de troisième gardien.
Les revenants et les profils à relancer
Eduardo Camavinga, écarté du Mondial en raison de blessures et d’une concurrence étouffante, incarne le profil type du joueur à relancer. Son retour dans le groupe pourrait symboliser la volonté de Zidane de s’appuyer sur des profils techniques et polyvalents, comme ceux de N’Golo Kanté ou Warren Zaïre-Emery. Une approche qui tranche avec la rigidité tactique de l’ère Deschamps.