Devant l'Assemblée générale de l'ONU, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié la conduite de Vladimir Poutine de « folie meurtrière » et a exhorté les États membres à maintenir, voire à renforcer, les sanctions contre la Russie afin d’étouffer le financement du conflit.
Un appel à couper le robinet financier de la guerre
Zelensky a rappelé que la capacité de la Russie à financer la guerre repose sur des ressources qui peuvent être ciblées par les sanctions. Selon lui, chaque dollar bloqué réduit la marge de manœuvre de Moscou, qui « dit toujours non à la diplomatie » lorsqu’elle dispose d’argent. Il a donc insisté sur la nécessité de poursuivre les mesures économiques contre les oligarques proches du Kremlin, afin de limiter le temps dont dispose Poutine pour prolonger le conflit.
Le rôle des soldats étrangers et la question nord‑coréenne
Le président ukrainien a souligné la présence de dizaines de milliers de soldats provenant de 47 pays, dont la Corée du Nord, qui combattent aux côtés des troupes russes. Il a mentionné deux prisonniers nord‑coréens récemment transférés en Corée du Sud, illustrant la dimension internationale du recrutement militaire russe et les enjeux géopolitiques qui en découlent.
Critique de la France et des négociations sur les oligarques
Zelensky a pointé du doigt la France, qui aurait exercé des pressions à Bruxelles pour assouplir les sanctions contre l’oligarque russe Alicher Ousmanov, en échange de la libération d’un ressortissant français détenu en Azerbaïdjan. Selon le président ukrainien, toute atténuation des sanctions profite aux élites russes et prolonge la guerre, offrant ainsi « plus de temps à Poutine ».
Conséquences attendues et appel à la communauté internationale
En concluant son intervention, Zelensky a interpellé les dirigeants mondiaux : « Y a‑t‑il encore quelqu’un qui pense que le président russe est raisonnable et modéré ? » Il a laissé entendre que le maintien d’une pression économique unie constitue la seule voie réaliste pour contraindre Moscou à revenir à la table des négociations et mettre fin aux hostilités.