La députée de Klottey‑Korle, Dr Zanetor Agyeman‑Rawlings, a été investie ministre de l’Environnement, de la Science et de la Technologie du Ghana. Dans son premier communiqué, elle a annoncé une feuille de route ambitieuse pour contrer le changement climatique, le galamsey (exploitation minière illégale) et la dégradation des écosystèmes, en misant sur la recherche et la coopération multipartite.
Une nomination au cœur d’une crise environnementale
Le président John Dramani Mahama a confié à Dr Rawlings la direction d’un portefeuille jugé stratégique pour le développement durable du pays. Consciente de la gravité des enjeux, la nouvelle ministre a souligné que le service public implique sacrifice et responsabilité, et a exprimé sa gratitude pour la confiance placée en elle. Son mandat s’inscrit dans un contexte où le Ghana fait face à des épisodes de sécheresse, à une hausse des températures et à une exploitation minière non régulée qui menace les rivières et les terres agricoles.
Science, innovation et partenariats comme piliers de la stratégie
Rawlings a insisté sur le rôle central de la science, de la technologie et de l’innovation dans la résolution des problèmes environnementaux. Elle appelle à dépasser le cadre académique pour créer des alliances entre le gouvernement, le secteur privé, la société civile, les communautés locales et les universités. Selon elle, ces collaborations doivent générer des emplois, renforcer les industries locales, améliorer l’agriculture et le secteur de la santé, tout en rendant l’économie ghanéenne plus compétitive à l’échelle internationale.
Priorités immédiates : climat, galamsey et gestion des déchets
Le programme de la ministre s’articule autour de quatre axes majeurs : maîtrise du changement climatique, lutte contre le galamsey, amélioration de la gestion des déchets et réduction de la pollution. Elle a déclaré que ces défis exigent « courage, innovation, collaboration et action décisive ». En pratique, cela implique la mise en place de mécanismes de suivi des émissions, le renforcement des capacités d’inspection des sites miniers illégaux et le développement d’infrastructures de traitement des déchets solides et liquides.
Une vision de l’environnement comme héritage à protéger
Rawlings a rappelé que l’environnement ne doit pas être perçu comme une simple ressource exploitable, mais comme un héritage confié aux générations présentes et futures. Elle a promis de protéger la flore, la faune, les cours d’eau, le sol et l’air du Ghana, tout en invitant les citoyens à soutenir son action par la prière, les idées et les partenariats. Cette approche holistique vise à concilier développement économique et préservation des écosystèmes, condition indispensable à la résilience du pays face aux défis climatiques à venir.