Le gouvernement de Zamfara a certifié 123 écoles privées sur 242 évaluées, soit moins de la moitié, lors d’un audit destiné à vérifier leur conformité aux normes minimales d’enseignement et de sécurité. Cette opération, menée par un comité dédié, a également permis de récupérer 23 millions de nairas d’arriérés fiscaux et de former les propriétaires à l’utilisation des outils numériques de gestion. Pourtant, l’absence de loi encadrant spécifiquement le secteur privé de l’éducation limite l’efficacité des contrôles.
Un audit révélateur : seulement 50 % des écoles passent le test
Sur les 508 écoles privées identifiées dans l’État de Zamfara, seules 242 ont été soumises à une évaluation rigoureuse par le Comité pour l’application des normes minimales et la conformité réglementaire. Parmi elles, 123 ont obtenu une note « bonne », tandis que 119 ont été jugées « satisfaisantes » ou « insuffisantes ». Ces résultats, présentés hier à Gusau, soulignent les défis persistants en matière de qualité éducative dans une région où le secteur privé joue un rôle croissant.
Recouvrement fiscal et modernisation des outils de gestion
L’opération a permis de récupérer 23 millions de nairas d’arriérés fiscaux auprès des écoles évaluées, reversés au service des impôts de l’État. Parallèlement, les propriétaires ont bénéficié de formations sur la génération de factures électroniques et l’utilisation des canaux de paiement digitalisés, visant à réduire les fuites de revenus. Un outil d’évaluation numérique standardisé a également été déployé, incluant des recommandations opérationnelles pour chaque établissement.
Une base de données pour un suivi durable, mais des lacunes légales persistantes
Le comité a constitué une base de données exhaustive des écoles privées de Zamfara, destinée à faciliter les prochains audits et à renforcer la transparence. Ces données serviront également à améliorer la sensibilisation aux normes minimales, à la protection de l’enfance et à l’assurance qualité. Cependant, la présidente du comité, Hajiya Kulu Na’ala, a pointé du doigt l’absence de loi spécifique régissant le secteur privé de l’éducation comme un frein majeur à une régulation efficace.