Le gouvernement de l'État de Zamfara a lancé une campagne de fumigation à grande échelle visant à réduire la population de moustiques et à freiner la propagation du paludisme. Approuvée par le gouverneur Dauda Lawal, l'opération est pilotée par l'Agence de protection et d'application de l'environnement (ZEPEA) et démarre dans la capitale, Gusau, avec pour priorité des zones densément peuplées et des établissements sensibles.
Une décision exécutive pour la santé publique
Le président exécutif de la ZEPEA, Muhammad Zangina Abdullahi, a officialisé le démarrage de l'exercice en distribuant le matériel nécessaire aux équipes sur le terrain. Il a salué la réactivité du gouverneur Lawal, soulignant que cette intervention vise à promouvoir la santé publique et à améliorer l'assainissement environnemental. L'agence a mobilisé son personnel et constitué des équipes de supervision pour garantir la bonne exécution des opérations dans les secteurs validés.
Déploiement ciblé dans la métropole de Gusau
Selon le ministère de l'Environnement et des Ressources naturelles, la fumigation couvrira progressivement l'ensemble de l'État, mais débute par cinq quartiers stratégiques de la métropole de Gusau : Mayana, Sabon Gari, Tudun Wada, Madawaki et Galadima. L'objectif affiché est de dépolluer ces zones des insectes vecteurs de maladies, réduisant ainsi la menace sanitaire qui pèse sur les populations locales.
Des sites sensibles traités en priorité
Dans le quartier de Mayana, les opérations ont débuté à la résidence du chef de district, Alhaji Mustapha Musa Mayana, sous la conduite de l'agent sanitaire Kabiru Muhammad Maru. L'équipe a ensuite procédé à la fumigation d'une école Almajiri située à proximité de Gadar Farna. Le choix de ces sites — une autorité traditionnelle et un établissement scolaire accueillant des enfants — traduit une volonté de protéger en priorité les communautés vulnérables et les lieux de rassemblement.
Appel à la responsabilité environnementale
Au-delà de l'action curative de la fumigation, les agents sanitaires insistent sur la nécessité d'un changement de comportement durable. Kabiru Muhammad Maru a exhorté les résidents et bénéficiaires de l'opération à maintenir la propreté de leur environnement immédiat. Cette démarche préventive est présentée comme le complément indispensable à l'intervention chimique pour garantir une réduction durable de la prolifération des moustiques.