L’Union démocratique du Cameroun (UDC) exige la suspension immédiate des activités minières à Zamboï, un site aurifère camerounais, après l’effondrement d’une mine artisanale en Centrafrique ayant causé la mort de 107 personnes. Le parti dénonce des conditions de travail indignes et appelle à un contrôle renforcé des exploitations transfrontalières.
Un drame aux frontières qui alerte sur les risques locaux
Le 18 août, un éboulement sur un site aurifère artisanal situé de l’autre côté de la rivière Kadei, en territoire centrafricain, a fait 107 victimes, selon l’UDC. Les autorités de Bangui, elles, évoquent un bilan de 49 morts, dont 13 Camerounais. Ce bilan contrasté souligne l’opacité qui entoure ces exploitations minières transfrontalières, où les conditions de sécurité restent largement ignorées.
L’UDC, par la voix de son président Patrice Tomaino Ndam Njoya, met en garde contre un scénario similaire à Zamboï, un site camerounais voisin. Les similitudes structurelles entre les deux exploitations – absence de normes, absence de contrôle – rendent plausible une nouvelle catastrophe, selon le parti.
Suspension des activités et transparence : les exigences de l’UDC
Face à ce risque, l’UDC demande au gouvernement camerounais de suspendre immédiatement les activités du site de Zamboï, le temps d’en évaluer la viabilité et la sécurité. Le parti exige également un audit complet des exploitations minières artisanales, avec l’identification systématique des orpailleurs et des propriétaires des puits, ainsi que le recensement des quantités d’or produites.
Ces mesures visent à lutter contre l’exploitation clandestine, souvent liée à des réseaux informels et à des pratiques minières non régulées. Pour l’UDC, la transparence est un impératif pour éviter de nouvelles tragédies et pour garantir la sécurité des travailleurs, majoritairement des Camerounais et des Centrafricains.
Condamnation des pratiques minières clandestines et appel à la justice
Au-delà des mesures préventives, l’UDC exige des sanctions contre les responsables des pratiques minières clandestines. Le parti rappelle que ces exploitations, souvent menées sans autorisation, échappent à tout contrôle sanitaire ou environnemental, exposant les populations locales à des risques majeurs.
Enfin, l’UDC a présenté ses condoléances aux familles des victimes camerounaises et centrafricaines, soulignant l’urgence d’une réponse coordonnée entre les deux pays pour encadrer un secteur minier artisanal devenu un enjeu de sécurité publique.