La police zambienne a annoncé le 20 août 2026 la convocation du chef de l’opposition, Brian Mundubile, pour l’interroger sur une prétendue menace à la sécurité nationale. Cette mesure intervient quelques jours après la réélection du président Hakainde Hichilema et des accusations de répression contre les opposants, alors que Mundubile prévoit de contester les résultats devant les tribunaux.
Convocation de Brian Mundubile par les forces de l’ordre
Dans un communiqué officiel publié en soirée, les autorités policières ont indiqué que Brian Mundubile, leader du parti d’opposition, était invité à se présenter afin de répondre à des questions relatives à une éventuelle menace contre la sécurité du pays. Aucun détail supplémentaire n’a été fourni quant aux motifs précis de l’interrogatoire, ni sur les éventuelles charges qui pourraient être retenues contre lui.
Élections du 13 août et contestation judiciaire
Le 13 août 2026, les Zambiens ont voté pour élire leur président. Hakainde Hichilema a été réélu, tandis que Brian Mundubile s’est placé en deuxième position. Immédiatement après le dépouillement, Mundubile a annoncé son intention de porter l’affaire devant les juridictions compétentes, invoquant des irrégularités et une utilisation de la force contre les membres de son mouvement. Cette décision s’inscrit dans un climat de tension où plusieurs observateurs ont signalé des restrictions à la liberté d’expression et des détentions de militants de l’opposition.
Amnesty International alerte sur les arrestations arbitraires
Dans un communiqué publié le même jour, Amnesty International a dénoncé ce qu’elle qualifie d’« arrestations arbitraires » et a appelé les autorités zambiennes à mettre fin à ces pratiques. L’organisation a exigé le lancement d’une enquête indépendante sur les événements récents, soulignant que la détention de figures politiques sans justification claire porte atteinte aux droits fondamentaux et à la crédibilité du processus électoral. Amnesty a rappelé que le respect des libertés civiles est essentiel pour garantir la stabilité et la légitimité des institutions démocratiques.