Zahra Iyane Thiam alerte sur les répercussions institutionnelles des tensions au sommet de l'État sénégalais

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 28 lectures
Zahra Iyane Thiam alerte sur les répercussions institutionnelles des tensions au sommet de l'État sénégalais

L'ancienne ministre Zahra Iyane Thiam a exprimé ses vives inquiétudes face à la dégradation des relations entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko. Selon elle, cette rupture au sommet de l'exécutif dépasse le cadre des querelles partisanes pour fragiliser directement la stabilité institutionnelle et le quotidien des citoyens sénégalais.

Une paralysie institutionnelle croissante

Le constat dressé par l'ancienne ministre souligne une complexité institutionnelle devenue, selon ses termes, inutilement alambiquée. Elle pointe du doigt plusieurs dysfonctionnements majeurs, notamment le non-respect du calendrier des élections locales et une conflictualité permanente entre l'Assemblée nationale et le pouvoir exécutif. Ce climat est aggravé par les incertitudes entourant la Déclaration de politique générale, devenue un point de blocage procédural, ainsi que par la menace récurrente d'une motion de censure ou d'une nouvelle dissolution de la chambre parlementaire.

Le coût social des désaccords politiques

Pour Zahra Iyane Thiam, si les divergences entre le chef de l'État et son Premier ministre relèvent initialement de leur stratégie politique, leurs conséquences dépassent largement ce périmètre. Elle estime que cette instabilité détourne l'appareil d'État de ses missions prioritaires, à savoir la gestion des urgences économiques et sociales. En désorganisant le fonctionnement normal des institutions, ces tensions finissent par peser directement sur la population, qui subit les effets de ce manque de cohésion au sommet.

Appel à une clarification du cap politique

Face à ce constat, l'ancienne ministre exhorte le président Bassirou Diomaye Faye à reprendre la main pour restaurer la sérénité institutionnelle. Elle préconise trois axes d'intervention immédiats : la fixation d'un calendrier clair pour les élections locales, le rétablissement d'un dialogue constructif avec l'Assemblée nationale et l'abandon de la dissolution comme outil de résolution des désaccords politiques. Elle conclut en soulignant l'urgence pour les deux dirigeants de mettre fin à ce qu'elle qualifie de querelles personnelles, afin de préserver l'intérêt supérieur des Sénégalais.

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