Au-delà des infrastructures technologiques, la transformation numérique du Burkina Faso repose sur la capacité des acteurs économiques à s'approprier les outils digitaux. Yéri Dorothée SIB, consultante en communication et formatrice, s'est imposée comme une figure clé de cet écosystème en aidant les entrepreneurs, et particulièrement les jeunes femmes, à transformer leur présence en ligne en un véritable levier de croissance.
De la stratégie de communication à l'accompagnement entrepreneurial
Avec plus de sept années d'expérience, Yéri Dorothée SIB a fait évoluer son métier de communicante vers une expertise en conseil stratégique. Son approche repose sur un constat simple : la simple présence sur les réseaux sociaux ne suffit pas à garantir le succès commercial. Elle accompagne les marques, notamment dans le secteur de l'agroalimentaire, à définir leur positionnement, à structurer leur identité visuelle et à bâtir une relation de confiance avec leur clientèle. Pour elle, le numérique est un outil de visibilité qui doit être au service d'une stratégie de vente claire.
La transmission comme vecteur d'inclusion
Depuis 2022, la consultante a orienté une part significative de son activité vers la formation. Son objectif est de rendre les entrepreneurs autonomes dans la gestion de leur communication digitale. À travers des programmes animés auprès d'organisations comme le Women Impact Network Benin ou l'Orange Digital Center, elle transmet des compétences concrètes sur l'utilisation des réseaux sociaux, la gestion du temps et l'intégration d'outils d'intelligence artificielle générative comme ChatGPT ou Claude. Cette démarche vise à réduire la fracture numérique en dotant les petites entreprises de moyens techniques accessibles pour booster leur activité.
Une reconnaissance pour un numérique inclusif
Distinguée « Madame Digitale Burkina Faso » par Simplon Africa en mars 2024, Yéri Dorothée SIB incarne une vision du numérique centrée sur l'humain et l'usage. Son parcours démontre que l'impact réel de la technologie ne réside pas uniquement dans le déploiement d'infrastructures lourdes, mais dans la capacité des citoyens à exploiter ces outils pour créer de la valeur économique. En se spécialisant dans l'accompagnement des marques afro et des initiatives locales, elle contribue à structurer un écosystème où le digital devient un moteur d'émancipation pour les entrepreneurs burkinabè.