Meta accélère la protection des comptes WhatsApp avec des mots de passe renforcés, des clés d’accès multi-appareils et un filtrage intelligent des appels entrants. Une réponse directe aux cybermenaces et aux escroqueries qui ciblent les utilisateurs africains et de la diaspora.
Des mots de passe complexes pour remplacer le code PIN à six chiffres
Jusqu’ici limitée à un code PIN de six chiffres, la vérification en deux étapes de WhatsApp évolue avec l’introduction de mots de passe alphanumériques plus longs, incluant des caractères spéciaux. Cette mesure vise à contrer les tentatives de piratage, notamment lorsque des cybercriminels interceptent les codes d’activation temporaires envoyés par SMS. La configuration s’effectue directement dans les paramètres du compte, sous « Vous > Compte > Vérification en deux étapes ».
Les clés d’accès, une alternative sécurisée et multi-appareils
Meta mise sur les clés d’accès (passkeys), déjà adoptées par plus d’un milliard d’utilisateurs, pour offrir une authentification sans mot de passe. Ces clés, configurables via empreinte digitale, reconnaissance faciale ou code de verrouillage, peuvent désormais être utilisées sur plusieurs appareils (Android et iOS). Une fonctionnalité particulièrement utile pour les utilisateurs africains qui changent souvent de smartphone ou utilisent plusieurs terminaux.
Filtrage des appels : une barrière contre les arnaques et le démarchage
Pour limiter les risques d’escroquerie, WhatsApp introduit un filtrage intelligent des appels entrants depuis des numéros inconnus. L’écran d’appel affiche désormais des informations contextuelles : origine géographique du numéro, groupes partagés avec l’émetteur, et autres détails permettant d’évaluer la légitimité du contact avant de répondre. Cette fonction, initialement réservée aux smartphones Android, sera progressivement déployée sur iOS.
Un déploiement progressif pour une adoption massive
Ces nouvelles mesures de sécurité seront déployées par vagues successives sur les plateformes iOS et Android. Les utilisateurs sont invités à mettre à jour leur application pour bénéficier de ces protections. Pour les Africains et la diaspora, ces améliorations représentent une avancée majeure dans la lutte contre les cybermenaces, souvent plus ciblées dans les régions où l’accès à l’information sur la cybersécurité reste limité.