À l'approche de l'échéance du 31 octobre, les États-Unis intensifient leurs réflexions sur l'avenir de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara (MINURSO). Cette phase de consultation, marquée par des échanges avec des experts académiques et des think tanks, vise à définir la posture américaine lors du prochain vote du Conseil de sécurité sur le renouvellement du mandat onusien.
Consultations stratégiques à Washington
Le 9 octobre, le département d'État américain a réuni une dizaine d'universitaires et de chercheurs pour analyser les trajectoires possibles de la mission. Des institutions telles que l'International Crisis Group et le Washington Institute for Near East Policy ont été conviées à ces échanges à huis clos. Ces travaux visent à éclairer les décisions des responsables américains, dont Massad Boulos, conseiller principal pour l'Afrique, et Michael Waltz, ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, afin de préparer les négociations sur le projet de résolution.
Scénarios pour le mandat onusien
Les options sur la table sont multiples et témoignent de la complexité du dossier. Washington examine plusieurs hypothèses : une prolongation classique d'un an, un renouvellement pour une durée plus courte, une refonte des responsabilités de la mission, ou, dans un scénario plus radical, la fin de la présence onusienne. Ces réflexions s'inscrivent dans le prolongement de la résolution 2797 adoptée en octobre 2025, qui exigeait une revue stratégique de l'avenir de la MINURSO.
Positions divergentes et enjeux diplomatiques
La mission, établie en 1991, se retrouve au cœur d'un paysage politique où les visions s'opposent. Le Maroc continue de promouvoir son initiative d'autonomie sous souveraineté marocaine, tout en plaidant pour une évolution des prérogatives de la MINURSO. En parallèle, le Front Polisario maintient sa revendication historique pour un référendum d'autodétermination. Le Conseil de sécurité devra trancher ces questions après avoir pris connaissance du dernier rapport du secrétaire général de l'ONU, António Guterres, et du briefing de son envoyé personnel, Staffan de Mistura. L'issue du vote du 31 octobre déterminera non seulement la durée de la mission, mais également son rôle opérationnel dans la résolution du différend.