Les États-Unis ont lancé une nouvelle salve de sanctions économiques contre l'Iran, baptisée « Operation Economic Outcast », avec l'objectif affiché d'isoler complètement Téhéran sur la scène économique mondiale. Cette annonce du Trésor américain, confiée lundi par le secrétaire Scott Bessent, survient dans un contexte de conflit armé entre les deux pays qui dure depuis près de sept mois.
Près de 60 entités visées par les nouvelles sanctions
Les nouvelles mesures américaines s'attaquent aux réseaux commerciaux iraniens dans des secteurs stratégiques : le pétrole, le shipping, l'or, la cryptomonnaie et l'aviation. Le Trésor américain a immédiatement sanctionné près de 60 entreprises, individus et navires opérant dans ces domaines, ciblant particulièrement les intermédiaires qui facilitent les échanges de Téhéran avec le reste du monde. « Personne n'échappe à la portée des sanctions américaines », a martelé Scott Bessent lors de sa conférence de presse.
Pékin défie Washington
La Chine, premier partenaire commercial de l'Iran, a immédiatement rejeté la démarche américaine. Les autorités chinoises ont déclaré illegal pour leurs citoyens de se conformer à des sanctions américaines unilatérales. Cette position place Washington face à un adversaire économique de taille, capable de maintenir à flot une partie des échanges iraniens malgré les pressions américaines. Scott Bessent a toutefois averti que chaque pays savait « où se situe la ligne rouge » et que les conséquences viendraient « quand le marteau du Trésor américain s'abattra ».
Téhéran se dit « prêt pour la guerre économique »
Du côté iranien, la réponse est combative. Le ministre iranien de l'Économie, Ali Madanizadeh, a confié que son gouvernement était « pleinement préparé pour cette guerre économique » et a adressé un message direct à Washington : « Vous échouerez encore cette fois. » L'Iran a également dénoncer les sanctions,表明它准备在经济战中进行反击。
L'effondrement du mémorandum de juin
Ces sanctions interviennent une semaine après l'expiration du mémorandum d'entente signé entre Téhéran et Washington le 17 juin dernier. Ce document avait accordé un délai de 60 jours aux deux camps pour trouver un accord sur le programme nucléaire iranien et mettre fin aux hostilités. Sans accord en vue, Donald Trump a maintenu sa pression, allant jusqu'à exiger que l'Iran « hisse le drapeau blanc de la reddition » et menaçant de faire du détroit d'Ormuz un « territoire américain » après la victoire.
Les Émirats arabes unis emboîtent le pas
Dernier développements en date : les Émirats arabes unis, alliés traditionnels de Washington, ont annoncé la suspension de tous leurs échanges commerciaux, transactions financières et liaisons commerciales avec l'Iran. Cette décision prive Téhéran d'un autre partenaire économique régional majeur et illustre la pression exercée par l'administration Trump sur ses alliés pour isoler davantage la République islamique.