Washington durcit son embargo contre Cuba en ciblant le secteur technologique et les réseaux financiers du conglomérat Gaesa

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 6 lectures
Washington durcit son embargo contre Cuba en ciblant le secteur technologique et les réseaux financiers du conglomérat Gaesa

Les États-Unis ont franchi une nouvelle étape dans leur politique de pression contre Cuba en ciblant directement des entités technologiques étrangères et des membres de l'élite économique liée au pouvoir. Ces mesures interviennent dans un contexte de crise énergétique aiguë sur l'île, exacerbée par un blocus pétrolier de fait qui fragilise davantage les conditions de vie des populations.

Ciblage des infrastructures technologiques et chinoises

Washington a officiellement inscrit deux entreprises chinoises, CEIEC et Beijing H&C Technologies, sur sa liste de sanctions. Le département d'État accuse ces sociétés de fournir au gouvernement cubain du matériel de défense électronique ainsi que des systèmes de sécurité. Cette décision s'inscrit dans une volonté américaine de couper les accès technologiques du régime, tout en adressant un avertissement aux acteurs étrangers opérant dans les secteurs de l'électronique, de l'industrie et du maritime sur le territoire cubain.

La pression sur le conglomérat militaire Gaesa

Le volet financier des sanctions vise désormais directement l'entourage des dirigeants du conglomérat Gaesa. Any Rodríguez Lastres, fille de la présidente de ce groupe, Ania Guillermina Lastres Morera, a été ajoutée à la liste des personnes sanctionnées. Gaesa, fondé en 1995 par Raul Castro et sous contrôle militaire, demeure le pilier central de l'économie cubaine, détenant des actifs stratégiques dans le tourisme, l'immobilier, le secteur portuaire et la finance.

Une crise énergétique sous tension diplomatique

La diplomatie américaine justifie ces mesures par l'accaparement des ressources nationales par l'élite au pouvoir, qu'elle accuse de détourner les moyens énergétiques et maritimes à des fins d'enrichissement personnel. Cette situation, couplée à l'embargo en vigueur depuis 1962, a plongé Cuba dans une crise énergétique marquée par des pénuries de carburant chroniques et des coupures d'électricité récurrentes. Alors que les relations bilatérales se sont considérablement dégradées depuis le début de l'année, Washington maintient une ligne dure, menaçant de sanctions toute entité étrangère qui maintiendrait des activités dans les secteurs clés de l'économie cubaine.

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