Le président américain Donald Trump a officialisé une nouvelle stratégie spatiale visant à porter le nombre de lancements annuels à plus de 1 000 d'ici 2030. Ce mémorandum de sécurité nationale mise sur une collaboration renforcée avec le secteur privé et une levée des contraintes réglementaires pour maintenir la supériorité technologique des États-Unis face à la concurrence internationale.
Un objectif de croissance industrielle ambitieux
Le document présidentiel fixe un cap opérationnel majeur : atteindre le seuil de 1 000 lancements et retours dans l'atmosphère par an avant la fin de la décennie. À titre de comparaison, le volume actuel des lancements orbitaux aux États-Unis demeure inférieur à 200 par an, une activité largement dominée par l'entreprise privée SpaceX. Pour soutenir cette montée en charge, le chef de l'État a ordonné aux ministères des Transports, de la Défense et à la direction de la NASA d'identifier, dans un délai de six mois, de nouveaux sites de lancement adaptés à cette intensification du trafic.
Dérégulation et soutien au secteur privé
La stratégie repose sur une volonté affichée de lever les freins environnementaux pesant sur l'industrie spatiale. En facilitant les procédures pour les acteurs privés, l'administration Trump cherche à accélérer le développement des infrastructures de transport. Parallèlement, la NASA est chargée de structurer des voies commerciales pour le transport vers la Lune et d'explorer les conditions logistiques nécessaires à l'envoi de missions robotiques et humaines vers Mars.
La course à la suprématie spatiale face à la Chine
Cette accélération s'inscrit dans un contexte de rivalité technologique accrue, particulièrement avec la Chine. Pékin, qui a multiplié ses avancées spatiales au cours des trois dernières décennies, affiche l'ambition de faire atterrir des hommes sur la Lune dans les quatre prochaines années. De son côté, l'administration américaine réaffirme sa volonté de devancer cette échéance, Donald Trump ayant exprimé son intention de voir des astronautes américains fouler à nouveau le sol lunaire avant la fin de son mandat en 2028.