Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a exprimé son scepticisme quant à l'efficacité réelle de l'accord énergétique conclu entre Moscou et Washington. Selon lui, les volumes de diesel russe destinés au marché américain et mondial sont trop marginaux pour influencer significativement les cours internationaux.
Une portée économique jugée marginale
Lors d'un forum sur la sécurité à Varsovie ce lundi 12 octobre, Volodymyr Zelensky a chiffré la capacité d'exportation actuelle de la Russie entre 300 000 et 500 000 tonnes de diesel par mois. Face à une consommation mondiale atteignant 120 millions de tonnes mensuelles, le président ukrainien estime que ces volumes ne peuvent avoir aucun impact tangible sur les prix. Cette analyse contredit la stratégie affichée par Donald Trump, qui cherche à stabiliser les coûts énergétiques aux États-Unis avant les élections de mi-mandat par le biais de cet accord.
Les termes de l'accord énergétique
L'annonce, confirmée par le Kremlin, prévoit une montée en puissance des livraisons russes, avec un objectif initial de 300 000 tonnes, suivi de 500 000 tonnes en novembre, puis d'un million de tonnes supplémentaires. À terme, la Russie envisage de fournir jusqu'à 3 millions de tonnes de diesel, sous réserve de l'état de ses capacités de raffinage. Cette initiative s'inscrit dans un contexte diplomatique complexe, marqué par la reprise de discussions à Miami sur le conflit russo-ukrainien.
Le conditionnement d'une trêve énergétique
Parallèlement aux enjeux de marché, la question d'un « cessez-le-feu énergétique » reste au cœur des tensions. Si Donald Trump a annoncé une trêve, Volodymyr Zelensky a posé des conditions strictes pour son respect. Le président ukrainien a averti que toute cessation des frappes ukrainiennes contre les infrastructures pétrolières russes est conditionnée à l'arrêt immédiat des attaques russes contre le système énergétique ukrainien et les populations civiles. L'Ukraine se réserve le droit de riposter en cas de non-respect de cet engagement par Moscou.