Lors de la 81e Assemblée générale des Nations Unies à New York, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lancé un appel solennel à 47 pays, dont le Ghana, pour qu'ils empêchent la Russie d'enrôler leurs ressortissants dans le conflit en cours. Le dirigeant ukrainien a dénoncé des méthodes de recrutement basées sur la tromperie, exhortant ces gouvernements à limiter l'influence de Moscou pour protéger la vie de leurs citoyens.
Une mobilisation diplomatique face aux réseaux de recrutement
Le président Zelensky a explicitement cité le Ghana, aux côtés d'autres nations comme l'Inde, le Kenya, l'Afrique du Sud et le Soudan, parmi les pays dont les ressortissants sont impliqués dans les hostilités. Selon Kiev, ces individus seraient attirés en Russie par divers stratagèmes avant d'être envoyés sur le front. Si le chef de l'État ukrainien n'a pas détaillé les chiffres précis pour chaque nation, il a insisté sur la nécessité pour ces États de prendre des mesures fermes pour contrer ces réseaux et empêcher que leurs populations ne servent de variable d'ajustement à la stratégie militaire russe.
La situation préoccupante des ressortissants ghanéens
Au Ghana, la question est devenue une priorité diplomatique majeure. Samuel Okudzeto Ablakwa, ministre des Affaires étrangères, a récemment révélé que 62 Ghanéens auraient perdu la vie dans ce conflit, tandis que 15 autres sont portés disparus. Ces chiffres alarmants soulignent l'ampleur du phénomène de recrutement illégal ciblant la jeunesse ghanéenne, souvent attirée par des promesses fallacieuses avant d'être enrôlée de force dans les rangs russes.
Vers une coopération pour stopper l'enrôlement
Face à cette crise, le gouvernement ghanéen a intensifié ses efforts diplomatiques. Lors de récents entretiens officiels à Moscou avec son homologue russe Sergueï Lavrov, le ministre Ablakwa a exprimé la vive préoccupation d'Accra, rappelant que ce conflit ne concerne pas le Ghana. Les autorités russes se sont engagées, selon le ministre, à collaborer pour démanteler les réseaux de recrutement illégaux. Le gouvernement ghanéen maintient toutefois une vigilance accrue, affirmant sa volonté de poursuivre les actions de plaidoyer et de diplomatie pour protéger ses citoyens contre toute exposition aux dangers de la guerre en Ukraine.