Un pêcheur de Gueule Tapée a été placé en garde à vue après avoir arraché des chaînes en or à une professeure titulaire de la Chaire UNESCO pour le sport et la paix, alors qu'elle se rendait à la zone des Jeux Olympiques de la jeunesse 2026 à Dakar. L'affaire, survenue sur la Corniche Ouest, relance le débat sur la sécurité des visiteurs et des participants lors de l'événement international.
Vol à l'arraché sur la Corniche Ouest
Le mardi 3 novembre, aux environs de 10 h 30, M. K. Lees, professeure et représentante de l'UNESCO, marchait avec une amie le long de la Corniche Ouest, près de Magic Land. Un homme s'est approché brusquement, lui a arraché une chaîne en or au cou et a pris la fuite vers la plage de Soumbédioune. Un motocycliste, I. Wone, témoin de la scène, a immédiatement donné chase, mais le suspect a d'abord tenté de se cacher parmi les pêcheurs du secteur.
Intervention de la police et reconnaissance du suspect
Les éléments de la Brigade de lutte contre la criminalité (BLC) de la Sûreté urbaine de Dakar ont rapidement localisé le suspect, identifié comme A. Sène, habitant Gueule Tapée. Interpellé sur la plage, il a d'abord rendu une première chaîne, qui a été restituée à la victime. La professeure a déclaré que deux autres pendentifs, dont l'un portait le logo des JOJ et l'autre était orné d'une perle blanche, manquaient toujours. Au commissariat, la victime a formellement désigné A. Sène comme son agresseur. Le suspect a reconnu avoir arraché une chaîne, mais a nié toute implication dans la disparition des deux autres bijoux, affirmant n'avoir pris qu'un seul article pour le revendre afin de subvenir à ses besoins financiers. Il a également indiqué disposer de deux condamnations antérieures pour détention et usage de chanvre indien.
Enjeux de sécurité pour les JOJ Dakar 2026
Ce vol, survenu à proximité immédiate du site où se dérouleront les Jeux Olympiques de la jeunesse, met en exergue les défis de sécurité auxquels les organisateurs doivent faire face. La présence de personnalités internationales, comme la professeure de l'UNESCO, accentue la nécessité d'un dispositif de protection renforcé le long des zones touristiques et sportives. Les autorités locales sont appelées à réévaluer les mesures de surveillance, notamment le renforcement des patrouilles policières et la coordination avec les services de sécurité privés qui seront mobilisés pendant l'événement.