Suite aux affrontements meurtriers survenus à New Winneba, dans la région centrale du Ghana, le député de Gomoa Central, Kwame Asare Obeng, a lancé un ultimatum aux autorités. Face à un bilan de trois morts et quinze blessés, l'élu exige une résolution durable des tensions foncières qui déstabilisent la zone depuis plusieurs mois.
Un ultimatum face à l'insécurité
Le député, plus connu sous le nom d'A-Plus, a exprimé son exaspération face à l'incapacité apparente de l'État à prévenir ces violences. Il a annoncé qu'en l'absence de mesures concrètes sous sept jours, il mobiliserait les chefs coutumiers de la région pour définir une position collective. Bien qu'il appelle ses administrés au calme et au respect de la loi, il a rappelé que le droit à la légitime défense des personnes et des biens demeure une prérogative citoyenne si la protection étatique fait défaut.
Les racines d'un conflit foncier persistant
Au cœur de ces violences se trouve un litige territorial complexe entre Gomoa et Effutu. Selon le parlementaire, ce conflit est alimenté par l'activité de groupes armés et de « landguards » qui harcèlent les agriculteurs locaux. Kwame Asare Obeng affirme avoir alerté à plusieurs reprises le ministère de l'Intérieur et sollicité la Commission des terres pour obtenir une délimitation claire des frontières. Il insiste sur le fait que ces terres, étant sous administration étatique, ne peuvent faire l'objet de ventes illégales, une pratique qu'il désigne comme le moteur principal de l'instabilité actuelle.
Des interrogations sur l'action policière
Si le député soutient l'institution policière dans sa mission de maintien de l'ordre, il a formulé des accusations graves concernant le comportement de certains agents lors des affrontements. Il rapporte des témoignages suggérant que des tirs indiscriminés auraient causé la mort de deux des victimes. Ces allégations, qui restent à confirmer par une enquête indépendante, soulignent la nécessité d'une transparence accrue dans la gestion des opérations de maintien de la paix sur le terrain.
L'urgence d'une réponse institutionnelle
Le bilan humain, incluant un policier blessé, marque un tournant critique dans la gestion de ce dossier. Pour le député, la priorité est désormais de clarifier le statut juridique des terres disputées pour éviter une escalade. Il exhorte les institutions compétentes à agir avec fermeté pour restaurer l'autorité de l'État et garantir la sécurité des populations, tout en soulignant que les leaders locaux ne peuvent plus tolérer l'inaction face à une situation qui a déjà coûté des vies humaines.