Violences faites aux femmes : l’urgence d’appliquer la convention de l’UA

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 27 lectures
Violences faites aux femmes : l’urgence d’appliquer la convention de l’UA

L’Afrique ne peut prétendre à l’Agenda 2063 tant que plus de la moitié de sa population vit sous la menace de violences, d’exploitation et de discriminations. Une réalité que dénonce la vice-présidente du Parlement panafricain, appelant à une action immédiate pour appliquer la convention de l’Union africaine.

Un cadre juridique indispensable, mais encore inappliqué

Adoptée en février 2025, la convention de l’Union africaine sur l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles offre un cadre légal pour prévenir et éradiquer ces violences à l’échelle continentale. Pourtant, son application reste limitée, faute de ratification et de transposition en droit interne par de nombreux États. Lors d’un dialogue de haut niveau à Johannesburg, une figure majeure du Parlement panafricain a souligné l’urgence d’agir : sans protection juridique effective, les droits des femmes et des filles restent fragiles, minant les objectifs de paix, de sécurité et de développement durable du continent.

L’appel s’adresse aux gouvernements, aux parlements et aux institutions, invités à intégrer cette convention dans leurs législations nationales. Une démarche qui implique aussi de reconnaître la valeur économique du travail domestique et non rémunéré des femmes, souvent invisibilisé dans les statistiques officielles. Une quantification de ces contributions permettrait d’élaborer des budgets plus justes et représentatifs, intégrant enfin les besoins spécifiques des femmes.

Technologie et éthique : un défi supplémentaire

L’innovation technologique, notamment l’intelligence artificielle, représente à la fois une opportunité et un risque. Si elle peut servir les droits des femmes, elle peut aussi amplifier les stéréotypes et les discours de haine. La vice-présidente met en garde contre les algorithmes misogynes qui normalisent la discrimination et la violence, appelant à des cadres éthiques stricts et à une régulation efficace. Pour elle, l’adoption de ces technologies doit s’accompagner de garanties juridiques et de mécanismes de contrôle pour préserver l’égalité de genre et la dignité humaine.

Le Parlement panafricain s’engage à soutenir cette cause via des partenariats stratégiques, des dialogues politiques et des initiatives de sensibilisation. Un combat qui dépasse les frontières, car sans justice et protection pour les femmes, aucun projet de développement ne peut aboutir. La balle est désormais dans le camp des États, sommés de traduire leurs engagements en actions concrètes.

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