La Coalition des avocats pour l'intérêt public (COPA) a lancé un ultimatum de sept jours à la Commission électorale nationale indépendante (INEC) et à la police nigériane. Ce collectif exige l'ouverture d'enquêtes formelles sur des incidents violents et des discours incitatifs ayant émaillé le processus électoral dans l'État d'Osun.
Des vidéos au cœur des accusations
Le dossier repose sur l'analyse de trois séquences vidéo diffusées durant la campagne. Selon la COPA, ces enregistrements contiennent des propos explicites incitant à la violence ou entravant le droit de vote. Le sénateur Francis Fadahunsi est notamment mis en cause pour avoir prétendument appelé ses partisans à s'en prendre aux membres de l'Accord Party. Ces déclarations auraient été suivies d'une vague de violences à Ilesa et dans ses environs, causant la mort de plus de neuf personnes.
Le rôle de l'INEC et de la police face aux infractions
La coalition souligne que ces agissements ne relèvent pas de la simple rhétorique politique, mais pourraient constituer des infractions pénales au regard de la loi électorale de 2026. La COPA rappelle à l'INEC ses prérogatives légales, notamment l'article 148(2) de ladite loi, qui autorise la commission à poursuivre elle-même les auteurs d'infractions électorales. De son côté, la police est appelée à authentifier les vidéos, interroger les personnes identifiées et établir les liens entre ces discours et les homicides signalés.
L'exigence d'une justice impartiale
Au-delà des cas spécifiques, le collectif dénonce une possible impunité liée à l'appartenance politique des suspects, citant également les cas de Wole Oke et Francis Eniade. Ce dernier est accusé d'avoir tenté d'empêcher des citoyens, dont le président de l'Assemblée de l'État d'Osun, d'exercer leur droit de vote. La COPA insiste sur le fait qu'elle ne réclame pas une condamnation immédiate, mais une procédure judiciaire transparente. L'organisation prévient qu'elle surveillera étroitement la réponse des autorités durant la semaine à venir et se réserve le droit d'engager des actions légales supplémentaires en cas d'inaction persistante des institutions.