Un homme de 68 ans, proche de la famille d’une adolescente de 14 ans, a comparu devant la justice sénégalaise pour viol et pédophilie après avoir été accusé d’avoir espionné puis agressé sexuellement la jeune fille sous la douche à Diamniadio. L’accusé conteste les faits, évoquant un complot familial, tandis que la victime maintient ses accusations.
Un drame familial aux méthodes sordides
Les faits se sont déroulés dans la commune de Diamniadio, où la victime, alors âgée de 14 ans, a été agressée sous la douche par un homme présenté comme un proche de sa famille. Selon les déclarations de l’adolescente, l’accusé aurait d’abord espionné sa douche à travers un trou avant de faire irruption dans la pièce, un couteau à la main. Il l’aurait menacée pour l’empêcher de crier, avant de commettre l’agression. La jeune fille aurait finalement brisé le silence en confiant les faits à sa mère, déclenchant une enquête judiciaire.
Un certificat médical a été produit au cours de la procédure, corroborant partiellement les déclarations de la victime. Une voisine aurait également témoigné avoir surpris l’accusé en train d’observer la jeune fille pendant sa douche, un élément que la défense conteste. L’accusé, qui nie catégoriquement les faits, affirme avoir été victime d’une machination familiale, évoquant une possible fugue de l’adolescente qu’il aurait aidé à retrouver.
Une procédure judiciaire sous tension
Le parquet a requis dix ans de réclusion criminelle pour viol et pédophilie, soulignant que la proximité de l’accusé avec la famille avait été instrumentalisée pour réduire la victime au silence. La défense, de son côté, a mis en avant des incohérences dans le dossier, notamment des divergences entre les déclarations de la victime et les constatations médicales, plaidant pour un acquittement au bénéfice du doute.
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré, sans rendre de décision immédiate. Cette affaire, qui mêle trahison familiale et violence sexuelle, illustre les défis persistants en matière de protection des mineurs au Sénégal, où les violences intra-familiales restent souvent sous-estimées. La décision finale, attendue dans les prochains jours, pourrait servir de précédent dans la lutte contre les violences sexuelles sur mineurs.