À 39 ans, Vincent Alhenc-Gelas a opéré une transition majeure en quittant la haute fonction publique pour rejoindre le groupe BPCE en tant que directeur du pilotage de la performance. Ce recrutement stratégique vise à soutenir les objectifs de croissance et de transformation du deuxième groupe bancaire français, portés par le plan vision 2030.
Un virage vers le secteur privé
Après un parcours académique prestigieux à Polytechnique et à l'ENSAE, Vincent Alhenc-Gelas a construit sa carrière au sein de l'administration française. Son passage de l'Insee à la direction générale du Trésor, puis son rôle de directeur de cabinet auprès de la ministre déléguée chargée des PME, du Tourisme, du Commerce et de l'Artisanat, ont forgé une expertise en politiques publiques et en macroéconomie. En intégrant BPCE, il s'inscrit dans une dynamique de changement, attiré par l'envergure internationale du groupe et ses impératifs de transformation.
Les leviers de la vision 2030
Le groupe BPCE, qui affiche un chiffre d'affaires mondial proche de 26 milliards d'euros, a défini en 2024 une feuille de route ambitieuse sous l'impulsion de son PDG, Nicolas Namias. La mission de Vincent Alhenc-Gelas consiste à piloter la performance opérationnelle pour répondre à trois piliers majeurs : le renforcement de la présence internationale, l'accélération de la transformation digitale et le déploiement d'une politique active de transition environnementale. Ce défi représente pour lui une opportunité d'appliquer des visions macroéconomiques à une échelle industrielle.
L'éthique comme socle de gestion
Le parcours de Vincent Alhenc-Gelas est marqué par une volonté constante de lier l'analyse économique à l'intérêt général. Ayant débuté sa carrière au lendemain de la crise financière de 2008, il a toujours placé la rigueur professionnelle et l'éthique au cœur de ses fonctions. Ces valeurs, héritées de ses années dans le service public, constituent désormais le socle de son approche au sein du secteur bancaire. Il entend ainsi concilier les exigences de rentabilité du groupe avec une vision responsable du quotidien économique, un engagement qui a guidé ses choix professionnels depuis sa sortie de l'École polytechnique en 2011.