Viettel Burundi face aux pratiques abusives sur les services mobiles

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 47 lectures
Viettel Burundi face aux pratiques abusives sur les services mobiles

Les abonnés de Viettel Burundi, opérateur historique du pays sous la marque Lumitel, sont confrontés à des pratiques contestées concernant la gestion de leurs services mobiles. Plusieurs utilisateurs signalent des prélèvements automatiques sur leurs crédits téléphoniques, ainsi que l’activation non sollicitée de services à valeur ajoutée. Ces dysfonctionnements, qui touchent des milliers d’abonnés, soulèvent des questions sur la transparence des opérateurs et le respect des droits des consommateurs.

Face à ces réclamations, l’Agence de Régulation et de Contrôle des télécommunications (ARCT), autorité en charge de la supervision du secteur, a récemment pris des mesures pour encadrer ces pratiques. Selon le texte source, l’institution a ordonné à Lumitel de cesser les prélèvements d’argent sans notification préalable. Cette décision s’inscrit dans un contexte où les régulateurs africains renforcent progressivement leur vigilance sur les abus des opérateurs mobiles, notamment en matière de facturation et de services non désirés.

Pierre Nduwayo, président de l’Association burundaise des consommateurs (Abuco), a réagi à cette situation lors d’une interview. Il souligne que les pratiques dénoncées persistent malgré les interventions de l’ARCT. Pour les défenseurs des droits des utilisateurs, ces dysfonctionnements illustrent un manque de contrôle efficace sur les mécanismes de facturation des opérateurs. Les consommateurs, souvent peu informés des procédures de désactivation ou des recours possibles, se retrouvent dans une position de vulnérabilité face à des services activés à leur insu.

Le secteur des télécommunications au Burundi, comme dans de nombreux pays africains, joue un rôle clé dans l’inclusion numérique et le développement économique. Cependant, les abus signalés risquent d’éroder la confiance des abonnés et de freiner l’adoption des services mobiles. Les autorités burundaises, par l’intermédiaire de l’ARCT, sont désormais appelées à renforcer les mécanismes de contrôle et à garantir une information claire et accessible aux utilisateurs. La question du consentement explicite, comme le souligne Pierre Nduwayo, reste au cœur des débats sur la protection des consommateurs dans un secteur en pleine expansion.

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