La police de l'État de Kaduna a intensifié ses opérations de sécurité, procédant à une série d'arrestations majeures visant des réseaux de trafic d'armes, de kidnapping et de sabotage d'infrastructures publiques. Ces interventions, menées sur plusieurs points stratégiques de l'État, ont permis de saisir un arsenal important et de démanteler des groupes criminels actifs dans la région.
Saisie d'armes de guerre et démantèlement de réseaux
Lors d'une opération à Sabon Gari, les forces de l'ordre ont interpellé un suspect transportant deux fusils AK-49, 228 munitions pour lance-roquettes (RPG) et 275 cartouches de 7,62 mm. Parallèlement, trois membres présumés d'un gang de kidnappeurs opérant sur l'axe routier Abuja-Kaduna ont été appréhendés grâce à un travail de renseignement. Un autre individu a été intercepté sur la route de Kachia avec 134 munitions dissimulées, agissant pour le compte d'un chef de bande local.
Lutte contre les violences et le sabotage
Au-delà du trafic d'armes, la police a neutralisé un groupe accusé de vols à main armée et d'agressions sexuelles dans les environs de l'université Ahmadu Bello. Les suspects, identifiés par les résidents, auraient utilisé des pratiques rituelles pour intimider leurs victimes. Dans un autre registre, deux individus ont été arrêtés pour le vandalisme du transformateur électrique du Centre des maladies infectieuses de Mando. Le commissaire de police, Rabiu Muhammad, a qualifié cet acte de « sabotage grave », soulignant les risques directs pour la santé publique et la sécurité des infrastructures essentielles.
Stratégie de sécurisation et coopération citoyenne
Face à la persistance de ces menaces, le commandement de police de Kaduna mise sur une stratégie combinant patrouilles accrues, raids sur les points noirs identifiés et engagement communautaire. Outre les saisies d'armes, les autorités ont récupéré un véhicule volé appartenant à l'Office des eaux de l'État et intercepté une cargaison de cannabis abandonnée par des trafiquants en fuite. Le commissaire a réitéré son appel à la vigilance des populations, insistant sur le fait que la collaboration entre les citoyens et les forces de sécurité demeure le pilier central de la prévention du crime dans l'État.