Le port d'Algésiras a été le théâtre d'un accident mortel survenu aux premières heures du mercredi 2 septembre, lorsqu'un véhicule transportant quatre personnes a chuté dans les eaux du quai de la Galera. Ce drame, qui a coûté la vie à deux femmes marocaines, met en lumière les enjeux de sécurité entourant les zones d'embarquement des ferries reliant l'Espagne au Maroc.
Le déroulement du drame au quai de la Galera
Le véhicule, qui s'apprêtait à embarquer pour Tanger, avait franchi un contrôle de la Police nationale avant d'être dirigé vers la zone d'attente. Pour des raisons qui restent à établir par l'enquête en cours, la voiture a poursuivi sa trajectoire au-delà de la zone prévue, atteignant le bord du poste d'amarrage numéro 1 avant de basculer dans la mer. Les deux hommes présents à l'avant du véhicule ont réussi à s'extraire de l'habitacle, aidés par un employé d'une compagnie maritime intervenu sur place.
Bilan humain et intervention des secours
Malgré l'intervention rapide des secours, les deux passagères, âgées de 71 et 43 ans, sont restées bloquées sur les sièges arrière et n'ont pas pu être sauvées. Leurs corps ont été repêchés par les plongeurs de la Garde civile. Parmi les deux survivants, un homme âgé d'environ soixante-dix ans a été hospitalisé dans un état critique, soulignant la violence de l'impact et la difficulté des opérations de sauvetage en milieu aquatique.
L'enquête face aux zones d'ombre
La police espagnole a ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de cette sortie de route. Si les circonstances précises de la manœuvre restent à éclaircir, cet événement pose la question des protocoles de circulation et de sécurisation des quais dans l'un des ports les plus fréquentés par les voyageurs traversant le détroit de Gibraltar. Les autorités cherchent désormais à comprendre comment le véhicule a pu accéder à une zone dangereuse malgré les contrôles préalables.