Une tentative d'enlèvement visant des dignitaires religieux déjouée à Jos au Nigeria

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 43 lectures
Une tentative d'enlèvement visant des dignitaires religieux déjouée à Jos au Nigeria

L'évêque anglican de Jos, Ephraim Gongden, a récemment révélé avoir été la cible d'un projet d'enlèvement visant son épouse ainsi que celle de son prédécesseur, Benjamin Kwashi. Grâce à l'alerte donnée par un membre de la marine nigériane, les autorités ont pu déjouer ce complot et interpeller plusieurs suspects.

Une alerte interne décisive

Le 6 août dernier, un officier de la marine a contacté l'évêque Gongden pour l'informer qu'il avait été sollicité afin de fournir un lieu de détention pour son épouse après son enlèvement. Le militaire a transmis aux forces de l'ordre des preuves sonores détaillant le mode opératoire des ravisseurs, incluant des informations précises sur la résidence de l'évêque, ses véhicules et ses habitudes de communication. Cette intervention a permis aux services de police d'engager une enquête immédiate et de sécuriser les cibles potentielles.

Des complicités au sein du diocèse et de l'armée

L'enquête menée par la police de l'État du Plateau a conduit à l'arrestation de trois individus. Parmi eux figure Hassan Mijah, un ancien employé du diocèse anglican de Jos, dont l'implication a été confirmée par des éléments recueillis lors de l'audition des suspects. Plus préoccupant encore, deux membres des forces armées figurent également parmi les personnes interpellées. Ces arrestations soulignent la complexité de la menace, impliquant des individus ayant une connaissance interne des structures ecclésiastiques et des capacités logistiques militaires.

La position de l'Église face à la justice

Bien que l'évêque Gongden ait rapporté qu'Hassan Mijah ait sollicité son pardon lors d'une visite en détention, le dignitaire religieux a tenu à clarifier que cette démarche spirituelle ne se substitue pas à la procédure judiciaire. Il a réaffirmé sa volonté de laisser la loi suivre son cours, soulignant que la gravité des faits dépasse le cadre privé. Le commissaire de police de l'État du Plateau, Ayodeji Faniyan, a confirmé que les suspects sont actuellement en garde à vue et seront prochainement traduits devant la justice pour répondre de leurs actes.

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