Un duo saguenéen a transformé le jazz en spectacle hypnotique.

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 23 lectures
Un duo saguenéen a transformé le jazz en spectacle hypnotique.

Une performance qui défie les lois de la physique La scène de la place des Festivals vibre sous les notes d’Angine de Poitrine, ce duo saguenéen dont le jeu semble défier les limites du possible. Guitariste et pianiste, ils créent une alchimie où chaque note résonne comme un coup de poing poétique. Les spectateurs, immobiles, se laissent emporter par une énergie à la fois sauvage et raffinée.

De la guitare électrique au piano acoustique : un dialogue explosif Leur répertoire ? Un mélange audacieux de jazz contemporain, de blues électrisé et de mélodies qui collent à la peau. La guitare de Jean-Philippe (alias J-P) grince, crache, murmure—tout en un. Le piano de François, précis comme un scalpel, répond en contrepoint, créant des textures où le chaos rencontre l’harmonie. "Comment deux instruments peuvent-ils parler si fort sans se marcher dessus ?" se demande-t-on, ébahi.

Un public sous le charme, malgré les intempéries Pluie fine ou soleil de fin d’été, peu importe. Les 2 000 spectateurs, serrés comme des sardines, suivent chaque note comme une révélation. Les rires fusent, les applaudissements éclatent—mais personne ne veut partir. Même les puristes du jazz traditionnel semblent conquis par cette modernité débridée.

Leur secret ? Du respect mutuel et une complicité crue Derrière leur scène, Angine de Poitrine avoue : "On ne répète pas. On improvise. On écoute l’autre en temps réel." Leur complicité, visible à chaque instant, rappelle ces duos légendaires des années 1960—mais avec une énergie XXIe siècle. "Et si le jazz du futur se jouait comme ça ?" ose-t-on espérer.

Un festival qui ose le risque Le Festival de jazz de Montréal mise sur ces artistes qui bousculent les codes. Angine de Poitrine en est l’exemple parfait : ni trop académique, ni trop commercial, juste vivant. Leur set a prouvé une chose : le jazz ne meurt pas. Il se réinvente—et parfois, il vous prend aux tripes.

Et maintenant ? À eux de continuer à faire trembler les scènes. Ce duo saguenéen a déjà marqué l’histoire du jazz québécois. Mais la vraie question reste : combien de festivals osent encore leur donner la parole ? La réponse pourrait bien déterminer si la musique évolue… ou s’elle s’enferme dans des cases.

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