Une nouvelle vague de violences a frappé plusieurs localités du gouvernement local de Mangu, dans l'État du Plateau, causant la mort de quatre personnes et laissant un blessé grave. Ces incidents surviennent dans un contexte de tensions persistantes, remettant en question l'efficacité des dispositifs de protection déployés dans la région.
Des violences persistantes malgré les engagements militaires
Les attaques, survenues entre le 11 et le 12 septembre 2026, ont touché les communautés de Kinat, Kikyau, Larkas et Ntul. Ce cycle de violence a été dénoncé par le Mwaghavul Youth Movement (MYM), qui souligne le caractère particulièrement préoccupant de ces agressions. Le meurtre de Katbam Titus, 29 ans, à Kinat, est intervenu seulement quelques heures après une rencontre de haut niveau entre le commandant de la 3e division de l'armée nigériane et les leaders communautaires Mwaghavul et Fulani. Lors de cet échange, l'armée avait pourtant garanti qu'aucune attaque ne serait tolérée et que les responsables seraient poursuivis avec fermeté.
Interrogations sur le rôle des forces de sécurité
La multiplication des assauts soulève des questions critiques sur la réactivité et la posture des forces de l'ordre sur le terrain. Le MYM a notamment pointé du doigt l'incident survenu à Larkas, où Danjuma Kyesle a été grièvement blessé à l'arme blanche alors que des membres des forces de sécurité étaient, selon le mouvement, stationnés dans la localité. Cette situation a conduit les représentants locaux à exiger une enquête objective sur d'éventuelles défaillances ou manquements au devoir de protection des populations civiles.
Appel à une réponse sécuritaire et judiciaire coordonnée
Face à l'ampleur des pertes humaines, incluant également les décès de Geoffrey Gumut, Pius Dachen et Zadok Irmiya, le MYM presse les autorités fédérales et étatiques de passer à l'action. L'organisation réclame non seulement l'identification et l'arrestation des auteurs des violences, mais aussi une révision des stratégies de sécurisation des zones vulnérables. Parallèlement, le mouvement exhorte les leaders communautaires à s'impliquer activement dans le processus de paix en condamnant les éléments armés agissant au sein de leurs propres rangs, rappelant que la coexistence pacifique ne peut se maintenir si les populations continuent de subir des attaques impunies.