La région de Moscou a été la cible d'une attaque de drones d'une ampleur inédite ce dimanche, marquant le dernier jour des élections législatives russes. Cette opération, revendiquée par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, a visé des infrastructures stratégiques et des zones résidentielles, provoquant des dégâts matériels significatifs et des pertes humaines.
Bilan humain et infrastructures énergétiques touchées
Le gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov, a confirmé le décès de deux personnes suite à ces frappes, tandis que des centaines de citoyens ont dû être évacués après qu'un drone a provoqué un incendie dans un immeuble résidentiel. Parallèlement, une raffinerie de pétrole majeure a été endommagée, une installation déjà ciblée par le passé. Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a qualifié l'offensive de « sans précédent », évoquant plus de 1 600 drones interceptés par les systèmes de défense anti-aérienne russes, dont une partie ciblait directement la capitale.
La stratégie ukrainienne des frappes à longue portée
Volodymyr Zelensky a officiellement revendiqué cette offensive, soulignant l'impact économique de ces frappes sur la capacité de projection militaire russe. Selon le dirigeant ukrainien, l'opération a permis de neutraliser une installation pétrolière clé ainsi qu'un centre logistique. L'objectif affiché par Kiev est de fragiliser les ressources financières qui alimentent l'effort de guerre russe, en ciblant des infrastructures critiques situées loin de la ligne de front.
Un scrutin sous haute tension
Cette escalade intervient alors que la Russie clôture ses élections législatives, les premières organisées à grande échelle depuis le début du conflit en 2022. Les autorités russes ont immédiatement dénoncé une tentative délibérée de Kiev de perturber le processus électoral. Outre les frappes physiques, la Commission électorale russe a également signalé avoir subi une cyberattaque d'envergure visant à déstabiliser le système de vote électronique. Malgré ces perturbations, le scrutin, qui se tient également dans les territoires ukrainiens occupés et annexés par Moscou, devrait confirmer la domination du parti au pouvoir, dans un contexte où toute opposition politique significative a été écartée du paysage électoral.