Une attaque armée survenue lundi après-midi sur un site minier de la communauté de Rakum, dans la zone de gouvernement local de Barkin Ladi, a coûté la vie à trois femmes. Ce drame, qui a également fait un blessé, survient dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes dans cet État du centre du Nigeria, où les autorités locales tentent de contenir une vague de violences récurrentes.
Une incursion violente en pleine journée
Les faits se sont déroulés aux alentours de 16h30, alors que les travailleurs étaient en pleine activité sur le site minier. Selon les témoignages recueillis sur place, des individus armés ont fait irruption sur les lieux avant d'ouvrir le feu sur les personnes présentes, puis de prendre la fuite. Le bilan humain s'établit à trois décès confirmés et une personne blessée, une tragédie qui a suscité une vive émotion au sein de la communauté locale.
Un climat sécuritaire sous haute tension
Cette attaque s'inscrit dans une série d'incidents violents ayant frappé les zones de Barkin Ladi, Mangu et Bokkos ces dernières semaines. Face à cette dégradation, le gouvernement de l'État du Plateau avait récemment instauré un couvre-feu du crépuscule à l'aube dans plusieurs localités. Malgré ces mesures restrictives et les appels au calme lancés par les autorités, la récurrence des agressions souligne la difficulté des forces de sécurité à sécuriser les zones rurales et les sites d'exploitation artisanale.
Appels à une réponse judiciaire ferme
Le porte-parole de l'association Berom Youth Moulders (BYM), Rwang Tengwong, a officiellement dénoncé cet acte, qualifiant la situation de préoccupante pour la sécurité des populations locales. Les représentants de la communauté ont exhorté les agences de sécurité à intensifier leurs efforts pour identifier, arrêter et traduire en justice les auteurs de cette tuerie. À ce jour, aucune déclaration officielle n'a été émise par la police ou l'armée concernant l'ouverture d'une enquête ou d'éventuelles interpellations liées à cet événement.