Un drame sanitaire frappe la communauté d'Igede, dans l'État de Benue au Nigeria, où la consommation de préparations médicinales vendues sur un marché local a entraîné le décès de quatre personnes. Quatorze autres victimes sont actuellement prises en charge dans un état critique, mettant en lumière les risques liés à la régulation des produits de santé non conventionnels.
Une tragédie survenue lors du marché d'Ihiejwo
L'incident a débuté le week-end dernier lors du marché d'Ihiejwo, dans la zone de gouvernement local d'Oju. Trois individus, identifiés comme Alhaji Mai Magamani, Mohamed et Musa Kolo, ont distribué des mélanges à base de plantes à plusieurs résidents. Les premiers symptômes alarmants sont apparus dès le lundi 2 novembre 2026, déclenchant une série de décès rapides entre le mardi et le mercredi suivants. Les survivants, au nombre de quatorze, sont actuellement soignés à l'hôpital général d'Oju, où les autorités sanitaires locales tentent de stabiliser leur état.
L'intervention des autorités locales et des forces de l'ordre
Face à l'ampleur du bilan, la mobilisation a été immédiate. Les trois vendeurs ont été appréhendés par les conseils de jeunesse locaux, notamment le Conseil de la jeunesse d'Igede, avant d'être remis aux forces de police. Le dossier a été transféré au commandement de la police de l'État de Benue pour approfondir l'enquête. Jackson Ominyi, président du conseil de gouvernement local d'Oju, a confirmé que les services de santé et de sécurité sont pleinement mobilisés pour gérer la crise et assurer le suivi des patients hospitalisés.
Un appel à la justice et à la vigilance sanitaire
Le président du Conseil de la jeunesse d'Igede, John-Frank Ozzidi, a salué la retenue de la population qui a choisi de laisser les institutions judiciaires traiter l'affaire plutôt que de se faire justice elle-même. Il a toutefois exhorté les responsables politiques de la région à suivre de près l'évolution de l'enquête pour garantir que toute la lumière soit faite sur les causes exactes de cette intoxication. Cet événement soulève un enjeu collectif majeur concernant le contrôle des circuits de distribution de la médecine traditionnelle et la nécessité d'une meilleure sensibilisation des populations aux risques sanitaires liés aux produits non homologués.