Les autorités policières de l'État de Cross River, au Nigeria, ont interpellé un assistant de bloc opératoire après une opération de hernie réalisée sans autorisation médicale sur un patient de 60 ans. Cet incident, survenu dans une clinique privée d'Ekori, met en lumière les risques graves liés à l'exercice illégal de la médecine et aux failles dans la supervision des établissements de santé.
Le déroulement des faits à Ekori
Le 8 septembre dernier, un patient sexagénaire a subi une intervention chirurgicale pour une hernie au sein d'une structure privée. Selon les premiers éléments communiqués par le porte-parole de la police, l'ASP Sunday Eitokpah, le patient a été libéré le jour même, avant de développer des complications de santé sévères. Trois jours plus tard, le 11 septembre, il a dû être admis en urgence à l'hôpital général d'Ugep pour recevoir des soins appropriés.
L'interpellation de l'assistant de bloc
Le suspect, identifié comme Bassey Bassey, âgé de 33 ans, a été conduit à l'hôpital par les proches du patient. Sur place, la situation a failli dégénérer en lynchage lorsque la famille a découvert l'implication directe de cet assistant dans l'acte chirurgical. L'intervention rapide des forces de l'ordre a permis de mettre l'individu en sécurité et de le placer en garde à vue au commissariat d'Ugep. Lors de son audition préliminaire, le suspect a reconnu avoir pratiqué l'opération en l'absence du médecin titulaire.
Une enquête en cours sur les responsabilités
La police de Cross River procède actuellement à une vérification approfondie des qualifications professionnelles du suspect et des conditions réelles dans lesquelles l'intervention a été pratiquée. Les enquêteurs cherchent à établir un lien direct entre l'acte chirurgical et les complications médicales observées chez le patient. À ce stade, aucune conclusion définitive sur la responsabilité pénale n'a été actée, les autorités attendant les expertises médicales nécessaires pour orienter la suite de la procédure judiciaire.
Appel au calme et respect de la loi
Face à la tension suscitée par cette affaire, la police a fermement condamné toute tentative de justice populaire. Les autorités rappellent que le recours à la violence ne peut se substituer à une enquête rigoureuse. La direction de la police s'est engagée à faire toute la lumière sur ce dossier et à poursuivre les responsables conformément aux preuves qui seront recueillies au cours de l'instruction.