Le jeudi 3 septembre, une fosse d’or souterraine à Domi Keniago, dans la région d’Ashanti, s’est effondrée, piégeant douze mineurs. Quatre d’entre eux ont pu s’extraire sans blessure, tandis que huit sont présumés morts, dont le corps d’un d’entre eux a été retrouvé par les secours.
Chronologie de l’effondrement et des opérations de secours
Vers 21 h40, les travailleurs de la fosse ont entendu un bruit soudain suivi d’un effondrement complet du puits. Selon le témoignage d’un survivant, douze hommes étaient à l’intérieur au moment de l’incident. Les équipes du Bureau du district d’Amansie South du NADMO (National Disaster Management Organisation) ont reçu l’appel de détresse peu après et se sont rendues sur les lieux. À 22 h48, les secouristes ont récupéré le corps d’un des victimes, connu sous le surnom de « Chinchilla ». Quatre excavatrices ont été mobilisées pour dégager les décombres et faciliter les recherches.
Témoignage d’un survivant et identification des victimes
John Paintsil, 42 ans, a réussi à s’extraire avant l’effondrement complet et a décrit la scène comme « chaotique ». Il a confirmé la présence de douze hommes, tous de sexe masculin, dans la fosse. Les autorités ont publié les noms des huit personnes qui restent portées disparues : Kwaku Dada, Akwasi Awudu, Kwaku Badu, le défunt surnommé Chinchilla, Kwame, Awelo, Kofi Asaa et Kojo Buabeng. Les quatre survivants n’ont pas été blessés, mais ils restent sous le choc de l’accident.
Réaction des autorités et mesures d’urgence
Le directeur du district NADMO a déclaré que le dispositif d’intervention avait été activé immédiatement après le signal d’alarme. En plus des excavatrices, des équipes de secours ont été équipées de lampes et de matériel de sauvetage pour atteindre les victimes potentielles. Le NADMO a également indiqué que les autorités locales enquêteraient sur les circonstances ayant conduit à l’effondrement, notamment le respect des normes de sécurité et la légalité du site d’exploitation.
Implications pour la lutte contre le galamsey au Ghana
Ce drame s’inscrit dans le contexte plus large du phénomène du « galamsey », terme local désignant l’exploitation minière artisanale non autorisée. Le gouvernement ghanéen a depuis plusieurs années intensifié les opérations de répression, invoquant les risques pour la vie humaine, la dégradation environnementale et la perte de revenus fiscaux. L’effondrement de Domi Keniago rappelle la nécessité d’une surveillance accrue, d’une régulation stricter et d’alternatives économiques pour les communautés dépendantes de l’or illégal. Les résultats de l’enquête en cours pourraient influencer les futures politiques de sécurité minière et les programmes de formalisation du secteur.