Un nouvel indice de performance institutionnelle, baptisé IGIPTEP, vient de classer 23 ministères ghanéens selon leur contribution à la prospérité économique. Si la majorité des institutions dépassent la barre des 50 % de satisfaction, les écarts de gestion entre les départements ministériels soulignent des failles persistantes en matière d'efficacité administrative et de transparence.
Le ministère de l'Intérieur en tête du classement
Le ministère de l'Intérieur se distingue nettement en occupant la première place avec un score de 80,26 %, intégrant la catégorie des institutions à « très haute performance ». Il est suivi par les ministères du Genre et de la Protection sociale (72,8 %) ainsi que celui du Gouvernement local et de la Chefferie (66,02 %). Ce palmarès, élaboré par l'Africa Centre for Entrepreneurship and Youth Empowerment (ACEYE) en partenariat avec l'Atlas Network, s'appuie sur une méthodologie rigoureuse évaluant la qualité des services, la gestion financière, la transparence, l'efficacité du personnel et l'engagement public.
Défis structurels pour les Transports et le Commerce
À l'opposé, les ministères des Transports et du Commerce, de l'Agro-industrie et de l'Industrie ferment la marche, avec des scores respectifs de 49,6 % et 48,08 %. Malgré des avancées notables, comme le développement d'infrastructures ferroviaires ou l'extension des délais de rapatriement des revenus d'exportation, ces institutions souffrent d'une faible efficacité du travail et de lacunes dans la transparence. Le rapport pointe notamment des problèmes de documentation budgétaire, une communication limitée sur la formation du personnel et des délais persistants dans les procédures portuaires, pénalisant directement les opérateurs économiques.
Vers une réforme de la gouvernance publique
Le ministère des Finances, pilier de la stratégie économique, se situe en milieu de tableau avec 58,16 %, illustrant une performance jugée acceptable mais perfectible. L'indice révèle que si les initiatives politiques sont nombreuses, leur traduction en services efficaces reste inégale. Les auteurs de l'étude prévoient désormais d'engager des dialogues avec les parties prenantes pour transformer ces données en recommandations concrètes. L'enjeu pour le Ghana est désormais de savoir si ces évaluations comparatives, inspirées de standards internationaux, parviendront à stimuler une amélioration tangible de la gestion des fonds publics et de la productivité au sein de l'appareil d'État.