Une étude du CIRC révèle que 12 % des nouveaux cas de cancer dans le monde sont causés par des infections évitables

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 14 lectures
Une étude du CIRC révèle que 12 % des nouveaux cas de cancer dans le monde sont causés par des infections évitables

Une étude récente du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de l'OMS, met en lumière un enjeu majeur de santé publique : 12 % des nouveaux cas de cancer recensés en 2024, soit environ 2,3 millions de personnes, sont directement liés à des infections par des virus, des bactéries ou des parasites. Ce constat souligne l'urgence de renforcer les stratégies de prévention primaire et de dépistage, alors que ces pathologies pèsent de manière disproportionnée sur les populations des pays à revenu faible ou intermédiaire.

Les principaux agents infectieux en cause

Parmi les douze agents infectieux identifiés comme cancérogènes, la bactérie Helicobacter pylori occupe la première place avec 760 000 nouveaux cas, principalement des cancers de l'estomac. Le papillomavirus humain (HPV) suit de près, étant responsable de 750 000 cas, incluant la totalité des cancers du col de l'utérus. Le virus de l'hépatite B (VHB) complète ce trio. Les chercheurs insistent sur le potentiel de nouveaux vaccins, notamment contre le virus d'Epstein-Barr (EBV), pour lequel aucune solution préventive n'est actuellement disponible malgré son implication dans six types de cancers.

Des disparités géographiques marquées

L'impact de ces infections varie considérablement selon les régions du monde. Si l'Asie de l'Est enregistre le volume de cas le plus élevé, avec 990 000 diagnostics, c'est l'Afrique subsaharienne qui affiche la proportion la plus préoccupante : un quart des cancers y sont attribuables à des infections, portés par une forte prévalence des pathologies liées au HPV. À l'inverse, les pays d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Océanie présentent des taux nettement inférieurs, illustrant l'efficacité des politiques de santé publique déjà en place.

Stratégies de prévention et politiques publiques

La lutte contre ces cancers repose sur un arsenal de mesures allant de la vaccination au dépistage systématique. L'étude cite en exemple les programmes de dépistage par endoscopie mis en place en Asie de l'Est pour contrer les effets de H. pylori. En Europe, des approches moins invasives, basées sur le test et le traitement antibiotique, sont explorées. Les auteurs de l'étude préconisent une intensification de la recherche et un élargissement des tests de dépistage, soulignant que l'investissement dans des outils de prévention ciblés reste le levier le plus efficace pour réduire durablement ce fardeau mondial.

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