La gestion des dépouilles à l'hôpital régional de Saint-Louis est au cœur d'une vive controverse après l'inhumation par erreur d'un corps par une famille qui n'était pas la sienne. Cet incident, survenu à la suite de deux décès par noyade distincts, met en lumière des failles critiques dans les procédures d'identification et de remise des corps au sein de l'établissement.
Une confusion fatale entre deux victimes de noyade
Le drame trouve son origine dans la prise en charge de deux défunts, Ousmane Marie Ndiaye et Baba Tanga Samake, tous deux décédés par noyade. Alors que la famille d'Ousmane Marie Ndiaye avait formellement identifié le corps à la morgue, une confusion administrative a conduit le personnel hospitalier à remettre la dépouille à Ndiaga Diop, l'employeur du ressortissant malien Baba Tanga Samake. Cette erreur a permis le transfert du corps vers la localité de Ravette, où il a été inhumé sans que les proches du défunt Ndiaye ne puissent être présents pour les derniers hommages.
La dénonciation d'une faute professionnelle grave
Moussa Fall, oncle d'Ousmane Marie Ndiaye et ancien gendarme, a publiquement dénoncé ce qu'il qualifie de « faute lourde ». La famille pointe du doigt un manquement grave dans le protocole de vérification de l'hôpital, qui a abouti à une situation humainement éprouvante. Au-delà de la douleur liée à la perte, les proches expriment leur incompréhension face à la légèreté avec laquelle les procédures de sortie de morgue semblent avoir été appliquées dans ce cas précis.
Exigence de transparence et responsabilités
Face à cette situation, la famille d'Ousmane Marie Ndiaye réclame désormais que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de cet échange. L'enjeu dépasse le cadre privé de cette famille : il s'agit d'exiger une clarification sur les responsabilités au sein de l'administration hospitalière. Les proches attendent des autorités compétentes qu'elles établissent les faits et que des mesures soient prises pour garantir que de tels dysfonctionnements ne se reproduisent plus, soulevant ainsi la question plus large de la rigueur et de la traçabilité dans les services mortuaires des structures de santé publiques.