Une éolienne géante de 365 mètres bat des records en Allemagne pour optimiser l'énergie éolienne terrestre

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 13 lectures
Une éolienne géante de 365 mètres bat des records en Allemagne pour optimiser l'énergie éolienne terrestre

L'entreprise allemande Gicon vient d'achever la construction de la plus haute éolienne au monde à Schipkau, culminant à 365 mètres. Ce projet d'envergure vise à démontrer qu'en exploitant des vents plus puissants et réguliers à 300 mètres d'altitude, il est possible de doubler la production électrique par rapport aux installations terrestres conventionnelles.

Une prouesse technique pour capter les vents d'altitude

La structure, qui dépasse la tour Eiffel de 35 mètres, repose sur une innovation majeure : une tour télescopique. Étant donné l'impossibilité pour les grues classiques d'atteindre une telle hauteur, les ingénieurs ont conçu un pylône intérieur en treillis métallique. L'assemblage de la turbine et des pales s'effectue à 160 mètres, avant qu'un dispositif hydraulique ne déploie l'ensemble à sa hauteur finale. Ce chantier complexe, marqué par des retards liés à des exigences de sécurité strictes, illustre les défis logistiques posés par ces infrastructures monumentales.

Vers une rentabilité accrue de l'éolien terrestre

L'objectif de Gicon est de rapprocher les performances de l'éolien terrestre de celles de l'offshore, sans subir les coûts élevés des fondations marines et du raccordement sous-marin. Selon les estimations du constructeur, une telle installation pourrait produire entre 30 et 33 GWh par an, couvrant les besoins d'environ 7 500 foyers. Si le démonstrateur confirme ces rendements, cette technologie pourrait permettre d'exploiter des zones terrestres jusqu'ici jugées peu rentables en raison d'un vent de surface insuffisant.

Un modèle duplicable pour le mix énergétique

Au-delà de cette première unité, Gicon envisage une montée en puissance industrielle. L'entreprise explore notamment la possibilité d'intégrer ces éoliennes géantes au sein de parcs existants, en les installant comme un « deuxième étage » au-dessus des machines classiques pour densifier la production sans accroître l'emprise au sol. La mise en service, prévue pour novembre, sera déterminante : elle permettra de vérifier si les gains de production compensent réellement le surcoût de construction, avec une cible de coût de revient inférieure à 5 centimes d'euro par kilowattheure.

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