Une série de tirs survenus le 23 octobre dans les communes de Trappes et La Verrière a causé la mort d'une personne et blessé quatre autres, dont une enfant de 12 ans actuellement en urgence absolue. Face à la nature des faits et aux soupçons de mobile raciste, le Parquet national antiterroriste s'est saisi de l'enquête.
Le déroulement de l'attaque
Le suspect, âgé de 39 ans, a parcouru plusieurs quartiers de Trappes et de La Verrière à bord d'un véhicule, faisant usage d'un pistolet-mitrailleur de type STEN, une arme datant de la Seconde Guerre mondiale. Selon les autorités locales, l'assaillant a tiré en rafales de manière indiscriminée, visant notamment les abords d'une pharmacie et d'une gare SNCF. L'intervention rapide des forces de l'ordre a permis son interpellation à Coignières, une commune voisine, mettant fin à ce périple meurtrier.
Profil du suspect et investigations
L'homme, né en 1987, était connu des services de police pour des délits de droit commun, incluant des vols, des infractions liées aux stupéfiants et des conduites en état d'ivresse. Il n'était toutefois pas répertorié par les services de renseignement intérieur. Lors de la perquisition menée à son domicile, les enquêteurs ont découvert des bonbonnes de gaz. Le suspect, actuellement en garde à vue, n'a pas encore pu être auditionné en raison de son état de santé.
Qualification terroriste et mobile raciste
Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste ». Cette qualification juridique intègre la circonstance aggravante que les actes auraient été commis en raison de l'appartenance, réelle ou supposée, des victimes à une ethnie, une nation ou une religion déterminée. Les autorités judiciaires doivent désormais établir les motivations précises du tireur et confirmer le caractère prémédité de cette attaque, alors que les victimes, dont les profils suggèrent un ciblage discriminatoire, sont prises en charge par les services de santé.