Une embuscade contre une patrouille de l'ONU dans l'État du Jonglei coûte la vie à deux Casques bleus éthiopiens

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 27 lectures
Une embuscade contre une patrouille de l'ONU dans l'État du Jonglei coûte la vie à deux Casques bleus éthiopiens

La Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss) a été la cible d'une attaque meurtrière ce lundi 24 août 2026 dans l'État du Jonglei. Ce bilan tragique, qui s'ajoute à une série de violences visant le personnel humanitaire, illustre la fragilité persistante de la situation sécuritaire dans le pays.

Une patrouille prise pour cible dans le Jonglei

L'incident s'est produit alors qu'une patrouille de la Minuss se dirigeait vers la localité de Pajut. Selon les informations communiquées par les Nations unies, des individus armés non identifiés ont tendu une embuscade aux forces onusiennes. L'attaque a entraîné la mort immédiate de deux Casques bleus de nationalité éthiopienne. Outre ces pertes humaines, trois autres soldats de la paix ont été blessés, ainsi que deux membres de la police sud-soudanaise et deux employés civils de l'organisation internationale.

Un contexte de tensions politiques exacerbées

Cette agression survient dans un climat de reprise des hostilités entre les forces gouvernementales, fidèles au président Salva Kiir, et les milices d'opposition liées au vice-président déchu Riek Machar. L'État du Jonglei, théâtre de cette embuscade, est actuellement l'un des foyers de violence les plus intenses du pays. La direction de la Minuss, par la voix de sa cheffe Anita Kiki Gbeho, a fermement condamné cet acte, rappelant que les attaques contre le personnel de maintien de la paix peuvent être qualifiées de crimes de guerre.

L'insécurité croissante pour les acteurs internationaux

La mort de ces deux soldats éthiopiens alourdit un bilan déjà lourd pour la présence internationale au Soudan du Sud. Depuis la création de la mission en juillet 2011, plus de 160 membres de la Minuss ont perdu la vie dans l'exercice de leurs fonctions. Par ailleurs, l'insécurité ne frappe pas uniquement les forces militaires : l'ONU rapporte que 36 travailleurs humanitaires ont été tués depuis le début de l'année 2026. Avec un effectif total d'environ 12 200 personnes, dont 9 000 militaires issus de divers pays contributeurs comme l'Inde, le Rwanda, le Népal, le Bangladesh, l'Éthiopie et la Chine, la mission onusienne fait face à un défi sécuritaire majeur pour poursuivre ses objectifs de stabilisation dans une région en proie à des fractures politiques profondes.

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