Une nouvelle frappe des Houthis a visé dimanche l'aéroport international King Khalid de Riyad, faisant un mort pakistanais et plusieurs blessés, après une première attaque la veille qui avait déjà fait douze victimes.
Deuxième attaque ciblée sur l'aéroport King Khalid
Les autorités saoudiennes ont confirmé qu'une seconde salve d'engins explosifs a touché le complexe aéroportuaire de la capitale, peu de temps après le premier assaut du samedi. Les deux frappes, revendiquées par le mouvement rebelle yéménite des Houthis, visent à perturber les infrastructures civiles et à exercer une pression politique sur Riyad.
Bilan humain : un ressortissant pakistanais parmi les victimes
Parmi les personnes décédées, les services saoudiens ont identifié un citoyen pakistanais, dont l'identité n'a pas encore été rendue publique. Plusieurs autres passagers et membres du personnel de l'aéroport ont été blessés, certains nécessitant des soins d'urgence. Le nombre exact de blessés n'a pas encore été communiqué, mais les autorités affirment que les services médicaux ont été mobilisés rapidement.
Réactions officielles et mesures de sécurité renforcées
Le ministère saoudien de l'Intérieur a dénoncé les attaques comme des violations du droit international et a annoncé le renforcement des protocoles de sécurité dans les aéroports du pays. Des patrouilles supplémentaires et des contrôles renforcés des espaces aériens sont désormais en place, tandis que les compagnies aériennes réévaluent leurs itinéraires vers la région.
Contexte du conflit et risques pour la navigation aérienne
Les Houthis, soutenus par l'Iran, intensifient leurs opérations depuis le Yémen, ciblant régulièrement des sites stratégiques saoudiens. Cette escalade intervient alors que les négociations de paix restent au point mort, augmentant les incertitudes pour le trafic aérien du Golfe. Les experts en sécurité aérienne soulignent que la persistance de ces attaques pourrait entraîner des perturbations majeures du commerce et du tourisme, affectant non seulement les économies locales mais aussi les flux de diaspora, dont les ressortissants pakistanais présents en Arabie Saoudite.