Une cinquantaine de civils périssent dans des attaques armées ciblées dans la région de Ménaka au Mali

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 13 lectures
Une cinquantaine de civils périssent dans des attaques armées ciblées dans la région de Ménaka au Mali

La région de Ménaka, située dans le nord-est du Mali, a été le théâtre d'une série d'attaques meurtrières le dimanche 18 octobre 2026. Ces violences, qui ont coûté la vie à une cinquantaine de civils, marquent une nouvelle escalade dans l'instabilité sécuritaire qui frappe les populations locales.

Des raids coordonnés contre les campements Daoussahak

Les assauts ont été menés par des hommes armés circulant à moto, ciblant spécifiquement plusieurs campements situés à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Ménaka, notamment à Tinabow et Tagadayat. Selon les témoignages recueillis, les assaillants ont ouvert le feu sans sommation sur les habitants, incluant des jeunes et des personnes âgées, avant d'incendier les habitations. Les victimes appartiennent majoritairement à la communauté des Daoussahak, une composante sociale dont est issu le Mouvement pour le salut de l'Azawad (MSA), groupe armé allié aux autorités de transition maliennes.

Une dynamique de représailles armées

Les autorités et observateurs locaux pointent une logique de vengeance derrière ce massacre. Des sources sécuritaires basées à Gao indiquent que ces attaques pourraient constituer des représailles directes suite à des opérations militaires récentes et aux actions menées par le MSA dans la zone. Parallèlement, la résidence de Moussa Ag Acharatoumane, chef du MSA et membre du Conseil national de transition (CNT), a été visée à Ménaka, bien que cette incursion n'ait fait aucune victime.

Crise humanitaire et déplacements de populations

Au-delà du bilan humain, ces violences provoquent un exode massif vers la ville de Ménaka. Les survivants, ayant tout perdu dans l'incendie de leurs campements, affluent vers les centres urbains pour trouver refuge. Face à cette situation, le Bureau exécutif de la communauté des Daoussahak a officiellement désigné l'organisation État islamique comme responsable de ces exactions. Un appel urgent à l'aide humanitaire a été lancé pour répondre aux besoins immédiats des populations déplacées, dont le nombre continue de croître dans un contexte sécuritaire toujours précaire.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.