Un incendie survenu jeudi matin dans un établissement scolaire de Bukavu, dans l'est de la République démocratique du Congo, a déclenché une bousculade fatale. Le bilan, confirmé par l'Unicef, fait état d'au moins 26 enfants décédés et 25 blessés, plongeant le pays dans une vive émotion.
Les circonstances du drame scolaire
Le drame s'est noué vers 9 heures, alors que les élèves étaient en classe. Selon les rapports des inspecteurs du ministère de l'Éducation nationale, la panique provoquée par le départ de feu a conduit à une bousculade meurtrière. De nombreuses victimes ont été piétinées après avoir chuté, tandis que d'autres ont succombé par asphyxie, restées bloquées à l'intérieur des locaux. Le bilan humain, particulièrement lourd, dénombre 20 filles et 6 garçons parmi les disparus.
Des zones d'ombre sur l'origine des incendies
L'origine exacte du sinistre demeure, à ce stade, inconnue. Un élément technique interpelle toutefois les enquêteurs : le feu s'est déclaré simultanément en trois points distincts, distants d'environ cinq cents mètres les uns des autres. Cette anomalie géographique et temporelle constitue un axe central pour les investigations annoncées par les autorités. Ce tragique événement s'inscrit, selon le ministère de l'Éducation, dans une série préoccupante d'incendies ayant récemment touché la ville de Bukavu.
Appels à l'enquête et contexte sécuritaire
Face à l'ampleur de la tragédie, les autorités de Kinshasa ainsi que le mouvement M23 ont réclamé l'ouverture d'enquêtes approfondies pour faire la lumière sur les causes du sinistre et les conditions ayant mené à la bousculade. Le M23 a par ailleurs décrété un deuil national de trois jours, avec une cérémonie d'inhumation prévue samedi à Bukavu. Ce drame survient dans un climat de tension persistante, alors que plusieurs provinces de l'est de la RDC sont marquées par le conflit opposant les forces gouvernementales au mouvement M23, ajoutant une dimension complexe à la gestion de cette crise locale.