Une offensive russe menée par des bombes planantes a frappé des immeubles résidentiels à Zaporijjia, causant la mort d'au moins quinze personnes, dont trois enfants. Cette attaque, survenue samedi matin, a également fait seize blessés et laissé plusieurs habitants sous les décombres, mobilisant d'importantes opérations de secours dans cette ville située à proximité immédiate de la ligne de front.
Destruction d'infrastructures résidentielles
La frappe a provoqué l'effondrement partiel d'un bloc d'appartements après que le rez-de-chaussée a été directement visé. La maire par intérim, Regina Kharchenko, a précisé que plus de 80 secouristes sont engagés dans une course contre la montre pour localiser d'éventuels survivants. La proximité de la ville avec les zones de combat, à moins de 16 kilomètres, expose régulièrement ses 700 000 habitants à des tirs de missiles et de drones, mais l'usage de bombes planantes marque une intensification des dommages causés aux zones civiles.
Une recrudescence des pertes civiles
Cet événement s'inscrit dans une tendance alarmante documentée par les Nations Unies, qui ont enregistré une hausse de 55 % des victimes civiles en Ukraine au cours des huit premiers mois de l'année. Zaporijjia n'est pas un cas isolé : des attaques récentes à Kramatorsk et Pryluky ont également causé des bilans humains lourds, incluant de nombreux enfants. Ces frappes ciblent de plus en plus des zones urbaines et des infrastructures essentielles, une stratégie que le président Volodymyr Zelensky dénonce comme une tentative de prolonger le conflit par la pression sur les populations.
Tensions diplomatiques et économiques
Le contexte politique international reste marqué par des désaccords profonds sur la gestion de la guerre. Le président ukrainien a vivement critiqué l'annonce d'un accord commercial entre les États-Unis et la Russie concernant l'importation de diesel russe. Pour Kiev, cette décision est perçue comme un soutien indirect à l'effort de guerre russe. Face à cette situation, le gouvernement ukrainien a réaffirmé sa volonté de répondre aux frappes russes, tout en soulignant que la multiplication des attaques contre les infrastructures énergétiques et civiles rend la situation humanitaire de plus en plus critique à l'approche de l'hiver.