La justice ghanéenne a ordonné le maintien en détention provisoire d'Augustine Okechuku Maazi, un homme de 49 ans accusé de participation à un vaste réseau de braquages ciblant les clients des banques. Ce dossier, qui met en lumière une criminalité organisée opérant au-delà des frontières nationales, souligne les défis sécuritaires auxquels font face les institutions financières dans la métropole d'Accra.
Un réseau criminel sous surveillance policière
Les investigations menées par les services de police ghanéens révèlent l'existence d'un syndicat criminel structuré, actif entre mai et août 2026. Le groupe, dont les membres auraient opéré au Togo et en Côte d'Ivoire, utilisait des méthodes sophistiquées pour cibler les clients à la sortie des agences bancaires. Les suspects, identifiés grâce à des systèmes de vidéosurveillance, utilisaient des véhicules équipés de fausses plaques d'immatriculation ghanéennes pour dissimuler l'origine étrangère de leurs voitures et échapper aux contrôles.
L'opération de Labone et ses conséquences
Le 13 août 2026, une opération de surveillance a conduit à une intervention policière musclée dans le quartier de Labone, à Accra. Alors que les suspects tentaient de mener une nouvelle attaque, une course-poursuite s'est engagée, ponctuée d'échanges de tirs. Deux complices présumés ont trouvé la mort lors de cet affrontement, qui a également causé des dommages matériels sur plusieurs véhicules, dont des unités de police. Lors de la fouille du véhicule utilisé par les suspects, les autorités ont saisi des armes à feu et divers équipements destinés à faciliter leurs activités illicites.
Le refus de la liberté sous caution
Lors de l'audience devant le tribunal de circuit d'Accra, la défense a plaidé pour une remise en liberté, arguant que les charges pesant sur M. Maazi restaient à prouver et que l'accusé disposait d'une résidence fixe. Le juge Jojo Amoah Hagan a toutefois rejeté cette demande, s'appuyant sur la gravité des huit chefs d'accusation — incluant conspiration, vol et tentative de vol — ainsi que sur l'absence de preuves concernant un domicile stable. Le ministère public a insisté sur le risque de fuite, l'accusé résidant dans un hôtel, et sur la nécessité de protéger l'enquête en cours, plusieurs complices étant toujours activement recherchés par les forces de l'ordre.