Un retraité de 76 ans condamné à quatre ans de prison pour agressions sexuelles sur mineures dans un camping du Gard

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 48 lectures
Un retraité de 76 ans condamné à quatre ans de prison pour agressions sexuelles sur mineures dans un camping du Gard

Un retraité de 76 ans, ancien de la gendarmerie, a été condamné par le tribunal d'Alès à quatre ans de prison, dont deux avec sursis probatoire, pour des agressions sexuelles commises sur deux fillettes dans un camping de Boisset-et-Gaujac, dans le Gard, en 2018 et 2021. Son ADN a été retrouvé sur la culotte de la seconde victime, un élément décisif qui a permis de faire basculer le dossier vers la condamnation. Il est désormais inscrit au fichier national des délinquants sexuels et définitivement interdit d'exercer toute activité auprès de mineurs.

Deux agressions dans le même camping, trois ans d'intervalle

En août 2018, une fillette de 9 ans confie d'abord à une amie ce qui lui est arrivé dans la caravane de Michel D. avant de révéler les faits à ses parents. L'homme l'avait embrassée sur la bouche et le sexe. Les gendarmes lancent une enquête, mais aucun contenu douteux n'est découvert sur son ordinateur et les prélèvements ADN sur les vêtements de l'enfant ne permettent pas d'identifier le suspect. La plainte est alors classée sans suite.

Trois ans plus tard, en juillet 2021, une autre fillette de 8 ans, aujourd'hui âgée de 15 ans, décrit des faits d'agression sexuelle identiques. L'homme, surnommé le « papy du camping » par les résidents, aurait embrassé l'enfant et glissé sa main sous son maillot de bain alors qu'elle lui rapportait son chien. La veille, la fillette avait déjà perçu un geste ambigu dans le hamac.

L'ADN, le nettoyage informatique et les traces sur le dark web

Le mode opératoire décrit par les deux victimes présente des similitudes troublantes, avec une description détaillée de l'intérieur de la caravane. Mais c'est surtout la découverte de l'ADN du prévenu sur la culotte de la seconde victime qui constitue un élément clé du dossier. La saisie de son ordinateur en 2021 révèle un nettoyage massif : 26 000 fichiers ont été supprimés, ainsi que l'historique des pages internet consultées. Les enquêteurs détectent cependant des traces de navigation sur le dark web.

Un procès fondé sur l'opposition entre preuves et doute

Le ministère public réclamait le mandat de dépôt et quatre ans de prison dont un avec sursis. La défense, menée par Me Gilbert Bekalé, conteste fermement les faits. Les avocats soulignent que le nettoyage des données informatiques ne constitue pas une preuve de culpabilité et qu'aucun logiciel interdit n'a été retrouvé. Ils mettent en avant la présence de conditions dans les déclarations et le doute qui, selon eux, devrait prévaloir au bénéfice d'un homme de 76 ans. Le président de l'audience, Vincent Edel, s'est étonné du fait que la première alerte n'ait pas empêché la seconde agression.

Le tribunal a finalement retenu la culpabilité de Michel D., qui écope de quatre ans de prison dont deux avec sursis probatoire, avec inscription au fichier des délinquants sexuels et interdiction définitive d'activité auprès de mineurs.

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